STT du Carrefour environnement Saguenay (FEESP–CSN)

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Carrefour environnement Saguenay (FEESP–CSN) a été accrédité le 16 mai 2016 pour représenter : « Tous les salariés au sens du Code du travail excluant les personnes travaillant au secrétariat, au soutien technique à la formation, au département de l’informatique, aux ressources humaines et au programme “Ordinateurs pour les écoles du Québec” ».

Ces travailleuses et travailleurs, oeuvrant dans le domaine du recyclage de matériel électronique, ont choisi la CSN pour la qualité des services et pour l’amélioration de leurs conditions de travail.

Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), au Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay‒Lac-Saint-Jean (CCSNSLSJ–CSN) et bien entendu, à la CSN.

Un frein à l’attraction et à la rétention de la main-d’œuvre dans le secteur public

Les centrales syndicales observent que le retard de la rémunération globale des salarié-es de l’État par rapport aux autres travailleurs québécois constituent encore aujourd’hui un obstacle à l’attraction et à la rétention de la main-d’œuvre au sein des services publics québécois.

Dans son rapport annuel consacré à la rémunération des salariés de l’État, l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) constate que la rémunération globale – incluant le régime de retraite et autres avantages sociaux – des travailleuses et des travailleurs du secteur public accuse un retard de 9,3 % par rapport aux autres salariés québécois, et ce, pour des emplois comparables. Une situation jugée stable par l’ISQ comparativement à son dernier rapport publié à pareille date l’an dernier.

« Nous dénonçons cette situation depuis plusieurs années, rappelle la présidente de la CSQ, Louise Chabot. Ce retard salarial rend difficile le recrutement de nouveaux salariés dans les réseaux de la santé, des services sociaux et de l’éducation. La population québécoise désire avoir accès à des services publics de qualité. Nous devons donc accepter de rémunérer adéquatement les employés qui offrent ces services. »

Pour certains titres d’emploi comme ceux des ouvriers spécialisés, l’écart de la rémunération globale s’élève à plus de 40 %. « Les jeunes qui sortent de nos écoles ne sont pas idiots, déclare Daniel Boyer, président de la FTQ. Pourquoi envisageraient-ils de faire carrière dans les réseaux de la santé ou de l’éducation quand le secteur privé demeure beaucoup plus attrayant? Poser la question, c’est y répondre. »

Pour la vice-présidente de la CSN, Francine Lévesque, le gouvernement doit poursuivre les travaux relatifs aux mesures d’attraction et de rétention dans le secteur public. « Il a été convenu avec le gouvernement d’instaurer des mesures particulières visant à améliorer la capacité de nos réseaux publics à attirer de la main-d’œuvre. C’est le cas des primes d’attraction pour les ouvriers spécialisés ou les psychologues, notamment. Nous avons également mis sur pied avec le Conseil du trésor de nombreux comités de travail visant à améliorer ces mesures. Le Conseil du trésor doit maintenant amorcer ces travaux avec tout le sérieux qu’exige l’état des lieux effectué par l’ISQ aujourd’hui. »

Des cégeps autonomes pour mieux répondre aux besoins des étudiantes et des étudiants

Le temps est venu, It’s time! Voilà ce que sont venus dire les étudiantes et les étudiants, le personnel enseignant, les employé-es de soutien, les professionnels et les partenaires socioéconomiques des campus de St. Lawrence et Saint-Lambert du Collège régional Champlain (CRC), qui militent depuis plus de deux ans en faveur de l’autonomie de leurs campus. Rassemblés au cinéma Le Clap pour un événement festif, les membres de ce mouvement ont tenu à rappeler les fondements et la légitimité de leur démarche.

« Les gens de Québec sont fiers de leur campus anglophone qui jouit d’une excellente réputation grâce à ses étudiants et à son personnel engagé et dynamique. Par contre, derrière cette façade, se cache une structure désuète et sous-financée qui accapare les ressources qui devraient servir nos étudiants », affirme Lisa Birch, présidente du personnel enseignant du campus St. Lawrence. Ce constat découle d’un rapport de MCE Conseils qui compare le financement, la structure de gouvernance et les services offerts du Collège régional Champlain à ceux des autres cégeps. Interrogée sur les conclusions du rapport, Mme Birch est forcée d’admettre que la seule façon d’obtenir un traitement équitable pour les trois campus serait d’accorder à chacun le statut de cégep.

De par son titre de cégep multirégional, le Collège régional Champlain ne reçoit qu’une enveloppe budgétaire, qui doit être divisée par la suite entre les trois campus et l’administration centrale de Sherbrooke. « Cette situation est à l’origine de la sous-embauche chronique d’employé-es de soutien et de professionnels, ce qui nuit aux services directs rendus aux étudiants », indique Sylvie Tremblay, vice-présidente-trésorière de la FEESP–CSN.

Avec ses trois campus (Saint-Lambert, St. Lawrence et Lennoxville) répartis sur trois régions différentes et son centre administratif à Sherbrooke, le CRC est le seul cégep multirégional qui subsiste au Québec. Les autres établissements de ce type, qui avaient été créés en 1970, ont tous été démantelés et remplacés par des cégeps indépendants. Selon Nicole Lefebvre, vice-présidente et responsable politique de la FNEEQ, « Les raisons qui avaient été évoquées à l’époque pour cette transformation des établissements étaient des problèmes d’identité, de gestion, de représentation et de finances. On retrouve aujourd’hui tous ces problèmes au Collège régional Champlain. »

L’ensemble des intervenants dans ce dossier est d’avis qu’un conseil d’administration nommé localement, avec une représentation suffisante du personnel de l’établissement, permettrait d’adapter les services aux priorités de chaque région. « Nous pourrions développer, avec des acteurs locaux, des initiatives qui s’inspirent des réalités régionales. En résulterait une utilisation plus efficace des ressources, qui bénéficierait aux communautés », renchérit Richard Garneau, président du personnel soutien. Rappelons que dans sa forme actuelle, le CRC a un seul conseil d’administration, ce qui entraîne un important déficit de représentativité pour chacune des collectivités.

Les communautés qui portent le projet d’autonomie espèrent que leur message sera enfin entendu : « Pour répondre pleinement à leur mission, les trois campus du Collège régional Champlain peuvent et doivent faire mieux en se gouvernant de façon pleinement autonome », affirme Benjamin Huot président du Conseil étudiant au campus de St. Lawrence.

À propos
Les syndicats du personnel enseignant des campus de St. Lawrence et Saint-Lambert sont affiliés à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN). Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

Les syndicats du personnel de soutien des campus de St. Lawrence et Saint-Lambert sont affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN). La FEESP–CSN représente plus de 70 % des employé-es de soutien du réseau collégial.

Full-fledged CEGEPs to better respond to students’ needs

It’s time, Le temps est venu! This is what students, teachers, support staff, professionals and socioeconomic partners are saying on the St. Lawrence and Saint-Lambert campuses of Champlain Regional College (CRC), who have been campaigning for campus autonomy for two years. Gathered at the Cinéma Le Clap for a festive event, supporters of this movement reiterated the foundations and legitimacy of their undertaking.

« People in Québec City are proud of their English-language campus, which enjoys an excellent reputation thanks to its dedicated and dynamic personnel. The structure of Champlain Regional College is obsolete and underfunded; it drains resources that should serve our students,” says Lisa Birch, President of the teaching staff. This is the conclusion of a report by MCE Conseils that compares the funding, governance structure and services offered at Champlain Regional College with those of other CEGEPs. Asked about the findings of this report, Ms. Birch stated that the analysis shows only one conclusion is possible: equitable treatment for each campus is only achievable if each is granted the status of a full-fledged CEGEP.

As a multiregional CEGEP, Champlain Regional College (CRC) receives funding as a single college. This must then be divided among three campuses and the central administration in Sherbrooke. This situation has resulted in the chronic under-hiring of support staff and professionals, which hampers services offered directly to students,” concluded Sylvie Tremblay, Vice President/Treasurer of the Fédération des employées-et employés de services publics (FEESP-CSN).

With its three campuses (Saint-Lambert, St. Lawrence and Lennoxville) spread over three different administrative regions of the province, and with its head office located in Sherbrooke, CRC is the only multiregional CEGEP in Québec. Other regional institutions, created in 1970, were dismantled and replaced by independent colleges. According to Nicole Lefebvre, vice president of the CEGEP sector at the Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), “The reasons given at the time to justify the transformation of these institutions included problems with identity, management, representation and finances. All these problems currently exist at Champlain Regional College.”

All stakeholders agree that a locally-appointed board of directors, with full representation from each region’s community and socio-economic groups and each institution’s students, staff and alumni, would allow services to be adapted to the priorities of each region. “With local stakeholders, we could develop initiatives based on regional realities. The result would be a more efficient use of resources that would benefit each community,” adds Richard Garneau, President of support staff at St-Lawrence campus. In its current form, the CRC has only one board of governors, which leads to significant representation problems for each campus.

The communities supporting this project hope their message will finally be heard. “To fulfill their missions fully, the three campuses of Champlain Regional College can and must do better through local governance with full autonomy,” concluded Benjamin Huot, President of the students’ association.

About
Teaching staff unions on the St. Lawrence and Saint-Lambert campuses are affiliated with the Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN). FNEEQ-CSN represents some 34,000 members in Québec CEGEPs and universities, as well as secondary and college-level private institutions. It is the most representative union organization in higher education in Québec.

Support staff unions on the St. Lawrence and Saint-Lambert campuses are affiliated with the Fédération des employées et employés des services publics (FEESP–CSN). It represents more than 4,500 members in 34 college institutions and two computer centres. FEESP–CSN represents more than 70% of college support staff.

Occupations simultanées de bureaux de circonscriptions partout au Québec

Des agents et agentes de la paix en services correctionnels occupent ou visitent actuellement une douzaine de bureaux d’élu-es provinciaux aux quatre coins du Québec dans le cadre de la négociation de leur convention collective. Cette série d’actions simultanées fait suite à d’autres actions et occupations similaires au cours des dernières semaines.

Alors qu’ils sont sans contrat de travail depuis le 1er avril 2015, les négociations achoppent sur quatre enjeux majeurs pour le SAPSCQ–CSN, soit la formation obligatoire des agentes et agents, les offres salariales, le régime de retraite et le retour de la précarité pour les salarié-es à temps partiel. Rappelons que le Conseil du trésor a déposé des offres salariales bien en deçà de ce qu’il a accordé au secteur public tout en demandant des reculs importants sur le régime de retraite.

« Nos actions des dernières semaines ont apporté certains résultats, mais c’est encore trop peu et le gouvernement doit comprendre que nous n’arrêterons pas tant et aussi longtemps que des avancées significatives et satisfaisantes ne se feront pas sentir à la table de négociation », affirme Mathieu Lavoie, président du SAPSCQ–CSN.

Bureaux occupés

Gaetan Barrette, député de La Pinière, 6300 avenue Auteuil, Brossard
Guy Bourgeois, député d’Abitibi-Est, 888 3e avenue, bur. 202, Val d’or
Jean D’Amour, député de Rivière-du-Loup-Témiscouata, 320 boul. de l’Hôtel-de-Ville, bur. 102, Rivière-du-Loup
Jean Rousselle, député de Vimont, 4650 boul. des Laurentides, bur. 415, Laval
Jean-Denis Girard, député de Trois-Rivières, 1500 rue Royale, bur. 180, Trois-Rivières
Jean-Marc Fournier, député de Saint-Laurent, 5255 boul. Henri-Bourassa Ouest, bur. 312
Luc Fortin, député de Sherbrooke, 1650 rue King Ouest, bur. 05, Sherbrooke
Sébastien Proulx, député de Jean Talon, 2505 Boul. Laurier, bur. 260, Québec
Serge Simard, député de Dubuc, 439 rue Albert, La Baie
Stéphanie Vallée, députée de Gatineau, 224 rue Principale Sud, Maniwaki

Bureaux visités

Gaétan Lelièvre, député de Gaspé, 11 rue de la Cathédrale, bur. 102, Gaspé
Martin Ouellet, député de René-Lévesque, 852 rue Bossé, Baie-Comeau

Le jupon du démantèlement dépasse encore

« On ne peut passer sous silence qu’un des auteurs de l’étude, Robert Gagné, faisait également partie de la Commission Robillard, souligne le président du Syndicat des employé(e)s de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB–SAQ), Alexandre Joly. Comme ce fut le cas lors des travaux de cette commission, personne de la SAQ n’a été rencontré afin de permettre un éclairage complet sur la question étudiée par ce rapport. Selon nous, ce rapport est fort incomplet ; c’est un argumentaire politique dogmatique mis en avant par des tenants du démantèlement de la SAQ. Il est bien évident pour nos membres qui offrent le service au quotidien, que la productivité de la SAQ est loin d’avoir stagné au cours des 20 dernières années ! »

 Pour la présidente du Le Syndicat du personnel technique et professionnel de la SAQ (SPTP-SAQ), Sandrine Thériault, faire croire à la population que la SAQ ne s’est pas améliorée au cours des deux dernières décennies tient de la supercherie et démontre le caractère absurde et biaisé de cette nouvelle étude. « Au contraire, la SAQ, grâce, entre autres, au travail considérable de ses employés-es, a démontré sa grande souplesse et sa créativité en faisant passer ses charges d’exploitation sur les ventes de 25 % à moins de 18 % à ce jour, la rendant plus efficiente. » De plus, elle a pratiquement doublé son dividende à l’actionnaire, le faisant franchir le cap du milliard de dollars depuis 2005.

Les dénigreurs de la SAQ semblent déstabilisés par les dernières annonces visant une réduction de prix sur des milliers de produits. « Les efforts entrepris par la société d’État ne seront vraisemblablement jamais satisfaisants pour ceux qui ne prêchent que pour notre démantèlement. Si le gouvernement était moins gourmand au niveau du dividende attendu, la SAQ pourrait rapidement éliminer la différence de prix observée entre la SAQ et la LCBO », poursuit-elle.

Par ailleurs, rappelons que depuis 2008 la SAQ a suivi toutes les recommandations de firmes externes visant à améliorer la productivité des salarié-e, à «optimiser» le travail. Trop souvent, c’est sur le dos des salarié-es que ces gains ont été réalisés. Chaque fois, la SAQ martelait que ces efforts supplémentaires étaient nécessaires afin de protéger le monopole public contre les vautours de la privatisation.

Pour les syndicats CSN, il est déplorable que la SAQ ne se soit pas défendue avec plus de vigueur aujourd’hui, après tous ces efforts consentis par les salarié-es.
« Nous défendons le monopole public depuis des années, par tous les moyens, rappelle Alexandre Joly. Si la SAQ ne démontre pas plus de détermination qu’aujourd’hui dans la défense de cet acquis considérable, qui profite à toutes les Québécoises et tous les Québécois, nos syndicats le feront à sa place, avec l’appui de toute la CSN ».

À propos
Le Syndicat des employé(e)s de magasins et de bureaux de la SAQ (FEESP–CSN) représente quelque 5500 membres répartis sur tout le territoire du Québec. Le Syndicat du personnel technique et professionnel de la SAQ (FP–CSN) compte quelque 620 membres, principalement à Montréal et à Québec.

 

 

Occupation et blocage de bureaux gouvernementaux à Québec et à Montréal

Les agentes et agents de la paix en services correctionnels du Québec bloquent actuellement les locaux du Conseil du trésor à Québec et occupent les bureaux du ministre Coiteux à Montréal afin d’accentuer la pression sur le gouvernement dans le cadre des négociations en vue du renouvellement de leur convention collective. Par cette action, les membres du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec–CSN entendent dénoncer les récentes offres de l’employeur.

Alors qu’ils sont sans contrat de travail depuis le 1er avril 2015, les négociations achoppent sur quatre enjeux majeurs pour le SAPSCQ–CSN, soit la formation obligatoire des agentes et agents, les offres salariales, le régime de retraite et le retour de la précarité pour les salarié-es à temps partiel. Rappelons que le Conseil du trésor a déposé des offres salariales bien en deçà de ce qu’il a accordé au secteur public tout en demandant des reculs important sur le régime de retraite.

« Si le gouvernement croit qu’il peut nous traiter avec si peu de respect et avoir si peu de considération pour notre travail, il se trompe. Nous sommes ici aujourd’hui pour lui montrer notre détermination à obtenir un règlement satisfaisant. Nous sommes prêts à négocier, toutefois, s’il le faut, nous sommes toujours prêts à nous mobiliser de nouveau. Alors, au gouvernement de retourner faire ses devoirs afin que nous en arrivions à quelque chose de respectable », affirme Mathieu Lavoie, président du SAPSCQ¬CSN.

À propos
Le SAPSCQ est le syndicat de tous les agents et agentes de la paix en services correctionnels du Québec et regroupe près de 2800 membres. Il est membre de la Fédération des employées et employés de services publics qui compte plus de 425 syndicats affiliés représentant environ 60 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics.

Conflit de travail terminé chez Lanau-Bus

Réunis en assemblée générale aujourd’hui, les membres du Syndicat des employé-es de Lanau-Bus (FEESP–CSN), représentant une centaine de chauffeurs d’autobus, ont adopté la recommandation de la conciliatrice au dossier, dans une proportion de 89,6 %. Les activités normales de Lanau-Bus reprendront dès dimanche, 4 h.

La recommandation prévoit le renouvellement de la convention collective du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2019. Sur l’enjeu primordial des horaires de travail, un comité paritaire sera mis en place afin de trouver des solutions pour améliorer la qualité de vie des travailleuses et des travailleurs.

« Nous avons bon espoir que ce comité paritaire nous permettra de trouver des solutions, souligne le président du syndicat, Yvon Bérubé. J’en appelle à Keolis pour saisir cette occasion pour y travailler sérieusement avec nous. C’est un enjeu important pour tous les employé-es et notre volonté de mieux concilier travail, famille et vie personnelle demeure entière même si nous rentrons au travail à compter de demain. Avec de la bonne foi de part et d’autre et avec le soutien d’un spécialiste de la firme MCE Conseils, nous sommes capables d’améliorer les choses en nous parlant franchement. »

Présente à l’assemblée générale, la présidente du Conseil central de Lanaudière, Francine Ranger, a salué une décision courageuse de la part des travailleuses et des travailleurs. « Ce n’était pas possible de dénouer l’impasse sur la question des horaires dans les quelques heures qu’il nous restait avant que les régies de transport ne lancent de nouveaux appels d’offres. Bien qu’il s’agisse d’un enjeu prioritaire pour nos membres, ils ont pris une décision rationnelle et solidaire. Ils ont pensé au bien commun en prenant en compte que de nombreuses personnes dans la salle ont besoin de ces emplois. Grâce à leur détermination, ils ont quand même forcé Keolis à se remettre en question dans sa façon de gérer les horaires et à travailler, avec le syndicat, à la recherche de solutions, ce à quoi l’entreprise se montrait fermée il y a encore quelques jours. Il faut le souligner ! »

De son côté, la secrétaire générale de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), Nathalie Arguin, a assuré aux travailleuses et aux travailleurs que la CSN continuera de mener bataille pour que les entreprises de transport interurbain offrent de meilleures conditions salariales. « Nous demeurons convaincus que Keolis a la capacité de mieux payer ses employé-es. Pour nous, ce refus de mieux partager la richesse au sein de l’entreprise relève d’une vision d’affaires et non d’une incapacité. Aucune entreprise, même multinationale, ne devrait pouvoir ignorer sa responsabilité sociale. C’est d’autant plus vrai pour Keolis dont la Caisse de dépôt et de placement du Québec est un des principaux actionnaires. Évidemment, les entreprises du secteur profitent d’un contexte où les donneurs d’ouvrage peuvent mettre fin aux contrats en cas de conflit, faisant planer une épée de Damoclès au-dessus de la tête des salarié-es qui mènent des luttes. Cela pèse lourdement sur le rapport de force qu’ils peuvent déployer et nous croyons que ce cadre doit être modernisé. »

Les salarié-es de Lanau-Bus avaient déclenché la grève générale le 27 octobre dernier.

Chronologie d’un chaos annoncé dans les municipalités du Québec

Le projet de loi 110 (PL110) concernant « Le régime de négociation des conventions collectives et de règlement des différends dans le secteur municipal », vient d’être adopté et sanctionné ce 2 novembre par l’Assemblée nationale du Québec.

Inutile et sans fondement, il a été maintes fois décrié par le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) et la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). De toute évidence, cette loi a été écrite et pensée par des individus qui ne connaissent rien aux relations de travail.

Cette nouvelle loi crée des conditions qui amèneront rapidement des conflits de travail car elle limite la durée du processus de négociation à un délai qui est bien en deçà de la normale dans le secteur municipal et le secteur du transport terrestre. Plus les délais sont courts, plus les travailleurs seront obligés d’appliquer la pression tôt. Plus les enjeux seront majeurs, plus il y aura risque de grève rapide.

Dans les faits, les municipalités du Québec perdront leur autonomielors de négociations. Alors qu’une Ville, en accord avec le syndicat, voudrait continuer à négocier sans l’intervention d’un tiers, le gouvernement pourrait quand même décider d’intervenir. De la même façon, qu’une Ville qui voudrait négocier une convention collective de moins de 5 ans pour des raisons qui lui appartiennent (restructuration à venir, nouveau service à venir, nouveau conseil municipal à venir, etc.), le Gouvernement a décidé que ce ne serait maintenant plus possible.

« D’ailleurs, seuls les maires de Montréal et de Québec se sont réjouis de l’adoption d’une telle loi. Ils sont les seuls avoir souhaité un nouveau cadre législatif pour encadrer les négociations collectives, alors que plusieurs autres maires ont vite compris que cette loi s’avère être un cadeau empoisonné pour les municipalités. C’est un régime d’exception qui n’a aucune justification et qui cible, encore une fois, les employés municipaux et du transport terrestre »de préciser Denis Bolduc, Président du SCFP-Québec.

Cette loi ne menace rien de moins que la paix industrielle et torpille le ministère du Travail. PL110 veut écarter le ministère du Travail du secteur municipal et du transport terrestre Ce ministère est doté d’une grande expertise en matière de relations de travail et assure depuis des décennies la paix industrielle qui règne actuellement dans le secteur municipal et le secteur du transport terrestre.

« Auparavant, il était possible de trouver des solutions intelligentes, efficaces et durables aux demandes, des deux côtés de la table de négociations. Dorénavant, ces discussions se feront sous pression. Le gouvernement vient de créer un déséquilibre historique avec l’adoption de cette loi … la tension risque de monter assez vite ! … » de conclure Denis Marcoux, Président de la FEESP–CSN.

Le SCFP-Québec et la FEESP comptent porter cette cause devant les tribunaux, tout comme ils l’ont fait pour la loi 15 sur les régimes de retraite dans le secteur municipal. Une nouvelle bataille débute.

Le SCFP et la FEESP–CSN représentent la presque totalité des employés municipaux du Québec.

Le projet de loi 110 est adopté !

Le projet de loi 110, Loi concernant le régime de négociation des conventions collectives et de règlement des différends dans le secteur municipal, a été adopté aujourd’hui par l’Assemblée nationale et devrait être sanctionné jeudi ou vendredi.

La FEESP–CSN, conjointement avec le SCFP, réagiront rapidement après avoir pris connaissance du texte final. « Nous allons prendre le temps de bien analyser la version finale de la Loi et ensuite évaluer les différentes options qui s’offrent à nous, », a déclaré Yvon Godin, vice-président de la FEESP–CSN.

Ensemble, la FEESP–CSN et le SCFP représentent la vaste majorité des travailleuses et des travailleurs municipaux et de transport en commun qui seront touchés par cette nouvelle loi.

Bandeau noir

Une attaque directe contre la libre négociation

Depuis le début de l’été, les syndicats des secteurs municipal et transport de la FEESP–CSN tiennent des actions aux quatre coins du Québec contre le projet de loi 110 (PL110), qui confère au gouvernement le droit de décréter les conditions de travail dans ces secteurs. Diverses actions se tiennent et aucun effort n’est ménagé dans cette lutte pour forcer le gouvernement Couillard à respecter le droit fondamental à la libre négociation.

« Ce n’est pas vrai qu’on va se laisser bulldozer par le gouvernement », a martelé Yvon Godin, vice-président de la FEESP–CSN, lors d’une journée d’action tenue le 20 septembre devant différents hôtels de ville du Québec. La campagne porte ses fruits, une résolution votée par le conseil municipal de Sorel-Tracy en octobre rejetait l’application éventuelle du PL110. Plusieurs autres villes ont aussi exprimé leur opposition au projet de loi, dont Chambly qui a promis d’emboîter le pas s’il n’est pas amendé ou retiré (ci-dessus, des travailleurs et des militants devant la mairie de Chambly).

« Nos membres sont fiers de leur travail, a déclaré Francine Lévesque, vice-présidente de la CSN. Ces militantes et militants défendent le droit de tout le monde à être syndiqué, à agir pour l’amélioration de leurs conditions de travail et de vie et le droit fondamental de négocier. »

En signant un pacte de non-maraudage en septembre, le SCFP et la FEESP–CSN, qui représentent presque tous les employé-es touchés, luttent désormais ensemble contre ce projet de loi. Au moment de mettre sous presse, le PL110 était en voie d’adoption.

Les délégué-es de la FSSS élisent leur nouvel exécutif

La  (FSSS–CSN) tenait cette semaine son 43e congrès à Québec. Au terme des travaux, les délégué-es ont élu les membres de l’exécutif.

La FSSS–CSN est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux. Le congrès de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN a permis de débattre des grands enjeux touchant le réseau de la santé et des services sociaux et le réseau des services de garde éducatifs. C’est plus de 700 délégué-es provenant de partout au Québec qui ont débattu cette semaine, notamment des impacts de la réforme Barrette sur le personnel et les usagères et usagers et sur les attaques du gouvernement Couillard à notre politique familiale.

Les délégué-es ont aussi élu les membres de leur exécutif :

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Marie-Josée Tremblay, vice-présidente responsable du personnel en soins infirmiers et cardiorespiratoires; Dany Lacasse, vice-président responsable des secteurs privés; Nadine Lambert, secrétaire-trésorière; Jeff Begley, président; Josée Marcotte, vice-présidente responsable du personnel de bureau, des technicien-nes et professionnel-les de l’administration; Guy Laurion, vice-président responsable du personnel paratechnique, des services auxiliaires et métiers; Mélissa Gaouette, vice-présidente responsable des technicien-nes et professionnel-les de la santé et des services sociaux. | Photo : Clément Allard

Grève dans le transport interurbain

Une centaine d’employé-es de Lanau-Bus, une division de Keolis, dont les chauffeurs d’autobus, seront en grève à compter de demain matin. Ils souhaitent renouveler leur contrat de travail échu depuis décembre 2014. Ils érigeront une ligne de piquetage devant les installations de Keolis, à Repentigny. Ces salarié-es assurent le transport collectif dans la MRC de l’Assomption , dont des trajets reliant la région au réseau du métro de Montréal, ainsi que sur la ligne 50 reliant Joliette à Montréal. Ils ont rejeté la dernière offre patronale le dimanche 16 octobre, à 98 %. Le 26 septembre, ils avaient voté la grève à 100 %, par scrutin secret.

Au cœur des enjeux de cette négociation, soulignons la question des horaires de travail. Ces travailleuses et ces travailleurs peuvent avoir des horaires comptant jusqu’à trois périodes différentes de travail de 2 h 30 dans une même journée. Parmi les solutions promues par le syndicat, notons l’établissement de blocs minimaux de 3 heures consécutives de travail, ce qui contribuerait à améliorer leur qualité de vie. Les salaires sont également objet de litige. Les employé-es visent un salaire de 25 dollars l’heure, à l’issue de la convention collective. Quelque 28 rencontres ont eu lieu jusqu’à maintenant. Les parties sont accompagnées par une conciliatrice.

 

Les agents de la paix refusent les offres innacceptables

Les agentes et agents de la paix en services correctionnels du Québec se sont rassemblés près de l’Assemblée nationale afin de dénoncer les dernières offres patronales ainsi que leurs demandes concernant le régime de retraite. Sans contrat de travail depuis le 1er avril 2015, les négociations entre le syndicat des agents de la paix en services correctionnels et Québec piétinent depuis plusieurs semaines.

Venu livrer un important message de solidarité aux centaines d’agents et d’agentes de la paix en services correctionnels réunis à Québec, le président de la CSN, Jacques Létourneau, a déclaré que « derrière les portes closes des centres de détention du Québec, des milliers de personnes travaillent dans des conditions souvent très difficiles. Il faut que le gouvernement comprenne que le sous-financement de nos services correctionnels a des effets directs sur les conditions dans lesquelles les agents et agentes exercent leur métier. Surpopulation, manque d’effectif, désuétude des établissements, manque de formation, pour tout ça, ce sont les travailleurs et travailleuses de première ligne qui écopent ».

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Alors que les négociations, qui ont débuté à l’automne 2015, se déroulaient relativement bien, le Conseil du trésor est venu mettre du sable dans l’engrenage. « Le dépôt des offres du Conseil du trésor en matière salariale et ses demandes relatives au régime de retraite ont entraîné colère et frustration chez les membres, c’est irrespectueux et méprisant », a dénoncé Denis Marcoux, président de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

Les négociations achoppent sur quatre enjeux majeurs pour le SAPSCQ (FEESP–CSN), soit la formation obligatoire des agents, les offres salariales du Conseil du trésor, les demandes sur le régime de retraite et le retour de la précarité pour les salarié-es à temps partiel. Pour Mathieu Lavoie, président du SAPSCQ–CSN : « Le Conseil du trésor ne nous offre même pas ce qu’il a convenu avec le secteur public, comme si nous étions moins importants à ses yeux. En plus, il ose s’attaquer à notre régime de retraite, commun avec les cadres des services correctionnels ainsi que les salarié-es de Pinel, alors qu’il est en bonne santé et que nous avons négocié de nouveaux paramètres en 2012. Pour couronner le tout, certaines des propositions de l’employeur viennent carrément précariser le statut de plusieurs d’entre nous. Si le gouvernement croit faire des économies de bouts de chandelles sur notre dos, il va vite voir que nous ne nous laisserons pas faire aussi facilement. »

Les agents et agentes de la paix en services correctionnels qui participaient à la manifestation ont également reçu Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches–CSN, qui a rappelé l’importance de leur travail dans un contexte régional. « Les centres de détention sont présents dans plusieurs régions. À Québec, nous avons constaté dans les dernières semaines l’état insalubre et désuet des lieux. Malgré cela, ici comme ailleurs, vous continuez à faire votre travail qui consiste à assurer la sécurité du public, et vous le faites bien. La population vous en est reconnaissante et vous pouvez compter sur la solidarité du conseil central dans votre lutte. »

À propos
Le SAPSCQ (FEESP–CSN) est le syndicat de tous les agents et agentes de la paix en services correctionnels du Québec et regroupe près de 2800 membres. Il est membre de la Fédération des employées et employés de services publics qui compte plus de 425 syndicats affiliés représentant environ 60 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics.

Grève imminente pour les employés de Keolis Canada – Division Lanau Bus

Les employé-es étaient réunis en assemblée générale le dimanche 16 octobre dernier pour prendre position sur l’offre «  globale et finale  » du comité de négociation patronal. « La dernière proposition de l’employeur ne correspondait pas du tout à nos objectifs de négociation. C’est donc sans surprise que l’offre a été rejetée à 98 % par les membres présents à l’assemblée. Nous avons essayé de l’éviter le plus longtemps possible, mais nous n’avons plus le choix. Keolis – division Lanau Bus devra faire face à une grève de ses employé‑es qui sont gonflés à bloc ! » a déclaré Yvon Bérubé, président du Syndicat des employé‑es de Lanau Bus (CSN). Conformément aux dispositions du Code du travail, un avis de grève a été envoyé à l’employeur et au ministère du Travail en date du 17 octobre. La grève générale illimitée débutera donc le 27 octobre à 4 h du matin, et ce, jusqu’à l’obtention d’une entente de principe satisfaisante pour le comité de négociation syndical.

Au cœur du litige : les horaires de travail
Un des irritants majeurs pour les conductrices et conducteurs d’autobus est la confection des horaires de travail. Ils doivent présentement effectuer leur travail sur une période qui peut s’étaler jusqu’à 14 ou 16 heures, selon la durée de la semaine de travail. De plus, les horaires journaliers sont généralement composés de deux ou trois quarts de travail. Parfois, ces blocs sont seulement d’une durée de 2 heures et demie consécutives. Tout cela peut faire en sorte que les travailleuses et travailleurs doivent passer leur journée entière sur les lieux du travail sans être rémunérés pour les temps d’attente entre les quarts de travail. « La qualité de vie des conducteurs est grandement affectée par ces horaires interminables et l’employeur a accusé une fin de non-recevoir à nos demandes sur cet enjeu. Comment peut-on s’occuper de notre famille avec un horaire qui s’étale de 4 h du matin à 19 h ou encore de 10 h à 23 h? se questionne M. Bérubé.

La balle est dans le camp de l’employeur
Après avoir consulté les états financiers de Keolis – division Lanau Bus, le syndicat sait que l’entreprise a une marge de manœuvre pour bonifier son offre. En effet, cette filiale de Keolis Canada est en pleine croissance et le syndicat n’a rien trouvé qui pourrait laisser présager une baisse de revenu à court terme pour l’entreprise. « L’employeur a la capacité d’améliorer la qualité de vie et les conditions de travail de ses employé-es. La balle est dans son camp, il doit nous convoquer dès maintenant à la table de négociation et si nous travaillons fort de part et d’autre, il est encore possible d’en arriver à un règlement avant le déclenchement de la grève », a ajouté Nathalie Arguin, secrétaire générale de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) qui était présente à l’assemblée.

À propos de la CSN
Fondée en 1947, la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP) compte plus de 425 syndicats affiliés représentant environ 60 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central de Lanaudière rassemble près de 14 000 syndiqué-es issus des secteurs public et privé. Pour sa part, le Syndicat des employé-es de Lanau Bus (CSN) représente plus de 100 membres travaillant pour l’entreprise Keolis Canada –Division Lanau Bus et effectuant le transport intermunicipal au sein du RTCR (Réseau de transport collectif régional de la MRC de l’Assomption) et du Conseil régional de transport de Lanaudière (CTRL).

 

La Ville de Grande-Rivière refuse d’appliquer le projet de loi 110 s’il est adopté

C’est avec enthousiasme que le Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM-CSN) accueille la résolution votée à la Ville de Grande-Rivière hier soir lors de l’assemblée du conseil municipal, qui demande au gouvernement Couillard de respecter l’autonomie des municipalités en matière de négociation et de relations de travail dans le contexte du projet de loi 110.

L’assemblée mensuelle du conseil municipal a adopté une résolution identique à celle votée à la Ville de Sorel-Tracy le 3 octobre, qui dénonce le projet de loi 110 pour son attaque au droit de négociation collective. Pour le président du CCGIM–CSN, Jacques Mimeault, « cette résolution est une bonne nouvelle. Il est clair en ce moment que les maires des municipalités évaluent pleinement les conséquences d’une telle loi. Je ne peux qu’inviter les maires des autres municipalités à emboîter le pas afin de conserver leur autonomie et laisser la place au droit fondamental de négocier. Nous saluons cette décision ».

Du côté du Syndicat des employés municipaux de Grande-Rivière, Jean-Yves Boutin, trésorier, se dit heureux de cette résolution qui défend le droit fondamental de négocier. « Nous sommes contents de cette résolution et cela augure bien pour nos prochaines négociations qui auront lieu en 2017. Lors de nos négociations antérieures, nous n’avons jamais eu de grève et nos relations ont toujours été bonnes ». Jean-Yves Boutin estime que la présente campagne de la CSN porte ses fruits.

Yvon Godin, vice-président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), note une opposition grandissante au PL 110 parmi les élu-es municipaux partout au Québec. D’autres villes ont également exprimé leur opposition au projet de loi, incluant Mont-Joli et Amqui dans le Bas-Saint-Laurent, Rouyn-Noranda et Ville-Marie en Abitibi-Témiscamingue, de même que Shawinigan et la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau en Outaouais.

« Le projet de loi 110 est un cadeau politique des libéraux aux maires des grandes villes comme Montréal et Québec, déclare Yvon Godin. Toutefois, pour les élu-es des villes de petite et moyenne taille au Québec, le PL 110 est un cadeau empoisonné qui les privera de leur autonomie. Nous invitons tous les maires, ainsi que les employeurs au secteur de transport municipal, à prendre la pleine mesure de ce projet de loi. »

 

À propos

Fondée en 1947, la Fédération des employées et employés de services publics compte plus de 425 syndicats affiliés représentant environ 60 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Dans le secteur du transport, la FEESP défend plus de 4600 membres et dans le secteur municipal, près de 6300.

Le Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CSN) regroupe plus de 4500 travailleuses et travailleurs dans 77 syndicats des secteurs privé et public. La CSN compte plus de 325 000 membres dans tous les secteurs d’activité aux quatre coins du Québec.

La FEESP et le Conseil central de Lanaudière rencontrent la vice-première ministre du Québec

Alors que la ministre responsable de la région de Lanaudière, Lise Thériault, était de passage à Joliette le lundi 3 octobre, des représentant-es de la CSN l’ont rencontré afin de lui faire part de leurs critiques à l’endroit du projet de loi 110, Loi concernant le régime de négociation des conventions collectives et de règlement des différends dans le secteur municipal. Les trois porte-paroles présents à cette rencontre tenue au Château Joliette étaient Yvon Godin, vice-président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), Francine Ranger, présidente du Conseil central de Lanaudière-CSN ainsi que Benoit Coutu, président du Syndicat des employés municipaux de St-Gabriel–CSN.

Madame Thériault s’est montrée à l’écoute et a pris bonne note des nombreux griefs que les trois représentants syndicaux lui démontraient. « Le projet de loi 110 pave une voie de contournement au droit de libre négociation, a expliqué Yvon Godin. La possibilité de nommer un mandataire spécial qui pourrait recommander au gouvernement l’adoption de conditions de travail est une ingérence inacceptable au droit fondamental de négociation. »

Outre la possibilité pour le gouvernement de décréter les conditions de travail des employés municipaux et des sociétés de transport, d’autres aspects du PL 110 ont été discutés avec la ministre Thériault. Parmi eux : l’insuffisance du délai de négociation imposé, les compressions de 1,2 milliard $ sur quatre ans, des transferts fiscaux aux municipalités ainsi que les restrictions sévères imposées au droit de grève.

« On ne comprend pas la pertinence de ce projet de loi, a déclaré Francine Ranger, présidente du Conseil central de Lanaudière-CSN. Depuis 2000, dans plus de 96 % des cas, nous arrivons à trouver une entente avec les employeurs sans conflit de travail. Plutôt que d’harmoniser les relations de travail, ce projet de loi risque de les envenimer puisque notre droit à la libre négociation sera bafoué! ».

La FEESP salue la décision de Sorel-Tracy

Le vice-président de la Fédération des employées et employés des services publics (FEESP–CSN), Yvon Godin, ne peut que se réjouir et prendre acte de la résolution adoptée hier soir à l’unanimité par le conseil municipal de Sorel-Tracy. « Nous ne cessons de le répéter sur toutes les tribunes, au cours des dernières années à la FEESP–CSN, 96 % des conventions collectives de ce secteur ont été conclues sans exercer la grève. Alors, pourquoi créer un régime d’exception dans ce cas ? »

Le conseil municipal de Sorel-Tracy a adopté hier soir une résolution qui informe le ministre Coiteux que, de son point de vue, l’adoption du projet de loi no 110 (PL110) par l’Assemblée nationale nuirait au droit fondamental de négocier, causer un déséquilibre entre les parties en matière de relations de travail et aurait des répercussions négatives sur le climat et les relations de travail dans le secteur municipal. Il demande au gouvernement du Québec de laisser aux municipalités leur pleine autonomie pour fixer les conditions de travail de leurs employés. Il informe le gouvernement du Québec qu’il n’entend pas recourir à l’application d’une telle loi si elle est adoptée tel qu’elle a été rédigée et, finalement, il demande au gouvernement du Québec de modifier le PL110 de manière à donner aux municipalités le pouvoir de se soustraire de l’application de la loi pour qu’elles puissent négocier librement avec les associations syndicales qui représentent leurs employés.

Une invitation aux autres municipalités
La présidente du Conseil central de la Montéregie (CSN), Annette Herbeuval, invite les autres municipalités à emboiter le pas à Sorel-Tracy. « Nous invitons les représentants municipaux de la Montéregie et ailleurs au Québec à faire preuve d’ouverture à l’égard des travailleuses et des travailleurs municipaux en rejetant le marteau antidémocratique qu’est le projet de loi 110. Je salue les efforts du maire et du conseil municipal de Sorel-Tracy pour leurs efforts de démontrer du respect aux gens qui fournissent des services à la population. »

Le vice-président de la région de Sorel-Tracy du Conseil central de la Montéregie (CSN), Éric Lalancette, a aussi applaudi le geste du conseil municipal. « C’est une excellente nouvelle pour préserver les bonnes relations de travail qui existe entre Sorel-Tracy et ses employé-es et un exemple pour les autres villes, déclare Éric Lalancette. Comme dans toute bonne relation, c’est par la communication, des discussions et des négociations qu’elles se créent et non par l’imposition de mesures. »

Le président du syndicat de la centaine d’employé-es municipaux de la ville de Sorel-Tracy (CSN), François Martin, est plus que satisfait de la décision du conseil municipal. « Nous avons interpelé le conseil municipal en juin pour les sensibiliser au danger que représente le PL110 pour la qualité des relations de travail dans notre ville et pour le droit fondamental de négocier, a-t-il déclaré. On a vraiment pas besoin de ça pour s’entendre ! »

Pour Yvon Godin, la décision prise hier soir par le conseil municipal de Sorel-Tracy est un signe que la division s’installe et que les villes font le constat que ce projet de loi va créer plus de tension que d’harmonie. Il souligne au passage que Sorel-Tracy n’est pas seule, c’est aussi le cas de Mont-Joli et d’Amqui dans le Bas-Saint-Laurent, de même que Shawinigan et la MRC de la Vallée de la Gatineau en Outaouais qui ne soutiennent pas ce projet de loi.

Le projet de loi est actuellement en lecture en commission parlementaire et il est encore temps pour les villes de manifester leur opposition. « J’en appelle au courage politique des conseils municipaux pour leur demander de suivre l’exemple de Sorel-Tracy et des autres municipalités qui ont agi de même. C’est maintenant qu’il faut le faire pour faire reculer ce gouvernement », conclut Yvon Godin.

Entente historique entre le SCFP et la FEESP pour défendre les employés municipaux et du transport terrestre

Alors que vient de s’écouler la première semaine de l’étude sur le projet de loi 110 à l’Assemblée nationale du Québec, projet de loi qui vise à imposer un nouveau cadre de négociation dans le secteur municipal et le secteur du transport terrestre, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) et la Fédération des employées et employés des services publics (FEESP–CSN) considèrent que le gouvernement veut créer deux classes de travailleurs, ceux qui peuvent négocier librement leurs conditions de travail et ceux pour qui on veut créer un régime d’exception sans précédent au pays.

Devant cette attaque historique, les deux organisations syndicales ont décidé de poser un geste tout aussi historique pour mieux défendre les employés municipaux et du transport terrestre qu’elles représentent. Un protocole de non-maraudage a été signé ce midi entre le SCFP et la FEESP–CSN qui à eux seuls représentent la majorité des employés municipaux et du transport terrestre du Québec.

« Devant cette attaque historique du gouvernement, nos deux organisations ont choisi une riposte à la hauteur de l’attaque du gouvernement. Nous allons consacrer toutes nos énergies à défendre nos membres », a déclaré Denis Marcoux, président de la FEESP–CSN.

Les deux organisations syndicales dénoncent le manque de transparence du gouvernement dans ce dossier. Déjà plusieurs signes ne mentent pas quant à l’opacité du processus.

Tout d’abord, le Gouvernement refuse de déposer l’ensemble de ses amendements pour permettre aux parlementaires de faire correctement l’analyse d’un projet de loi qui met en cause des droits fondamentaux.
De plus, le refus des parlementaires libéraux d’entendre les représentants de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) inquiète au plus haut point les leaders syndicaux.

Il faut se rappeler que tout l’argumentaire du gouvernement libéral sur la nécessité d’une telle loi repose sur un supposé écart de 39 % entre les employés municipaux et ceux du gouvernement du Québec, supposé écart tiré d’une étude de l’Institut de la statistique du Québec.

« Il y a des choses qui ne tournent pas rond. Cette semaine, à l’Assemblée nationale, on a entendu un parlementaire admettre que la loi sur les régimes de retraite dans les secteurs du municipal et du transport terrestre avait été adoptée sur de fausses données quant à l’ampleur du déficit des régimes de retraite. Ce parlementaire a même admis que le SCFP avait eu raison et qu’il aurait probablement pris des décisions différentes. C’est scandaleux ! Malgré cela, le gouvernement s’apprête à faire une autre erreur », a affirmé Denis Bolduc, président du SCFP-Québec.

Le manque de transparence se traduit également par l’absence de la ministre du Travail alors que ce projet de loi vise à modifier tout un pan du Code du travail québécois. Ce projet de loi nous ramène à l’époque du régime Duplessis où la politisation des relations de travail primait sur les droits les plus fondamentaux des travailleurs, ce qui a conduit à des conflits majeurs.

Le SCFP et la FEESP–CSN font appel au Gouvernement pour que des solutions soient apportées pour éviter un déséquilibre historique et préserver la paix industrielle dans les secteurs du municipal et du transport terrestre.