Il reste du chemin à faire pour que le REM soit un véritable projet de transport collectif

Pour la CSN, le Réseau express métropolitain (REM), tel qu’on le comprend au fil des annonces récentes, soulève de nombreux questionnements quant à ses objectifs d’offrir des infrastructures de transport efficaces et améliorées. À la lumière des sommes colossales qui y sont investies, des changements importants au mode d’exploitation devront être sérieusement étudiés, car, dans sa forme actuelle, le REM ne répond pas adéquatement aux besoins de la population, en plus de nuire à la consolidation et aux services de transport publics déjà existants.

 Pour la CSN, confier la gestion et l’entretien à l’entreprise privée d’un réseau structurant de transport collectif comme le REM est une mauvaise décision qui coûtera cher aux Québécoises et aux Québécois. Non seulement devrons-nous payer une marge de profit à l’exploitant par des tarifs et des redevances, mais les municipalités et les sociétés publiques de transport devront arrimer leurs orientations en transport collectif à la nécessité de protéger le marché de ce nouveau concurrent.

« On ne comprend pas pourquoi le gouvernement choisit de tout confier au secteur privé, déplore le président de la Fédération des employé-es de services publics (FEESP–CSN), Denis Marcoux. Toute l’expertise en entretien des installations et du matériel roulant existe déjà dans les sociétés publiques de transport. Les employé-es d’entretien de la STM sont reconnus mondialement comme les meilleurs dans leur domaine. Créer un concurrent privé, qui se voit garantit un quasi-monopole, financé en majeure partie par des fonds publics, ça ne fait aucun sens ».

« Montréal a un criant besoin d’investissement en infrastructures de transport collectif, c’est évident, poursuit le trésorier de la Confédération des syndicats nationaux, Pierre Patry. Mais le REM semble avoir été conçu d’abord et avant tout comme un outil d’enrichissement pour la Caisse de dépôt et non pas comme une réponse aux besoins réels en transports en commun. Le REM devrait suivre les mêmes processus que tous les autres projets en transport collectif, y compris les évaluations environnementales et il devrait être placé sous la gouverne de l’Autorité régionale de transport métropolitain afin que la recherche du bien commun prime sur les considérations de nature commerciale ».

Pour la CSN, ramener le REM dans le giron du secteur public permettrait de corriger ses pires lacunes, par exemple l’intégration insatisfaisante aux autres réseaux de transports. Le REM pourrait ainsi s’appuyer sur l’expertise développée dans les sociétés publiques de transport pour se développer au lieu de devoir reconstruire de A à Z une structure de gestion et d’entretien qui existe déjà en bonne partie.

Mobilité durable
« Le gouvernement vient d’annoncer une nouvelle politique en mobilité durable. Son objectif est de diminuer le temps de transport pour les utilisateurs et les utilisatrices du transport en commun. Le REM va complètement à contresens, souligne Pierre Patry. Le choix des zones desservies a été fait en fonction des profits potentiels de développements immobiliers autour des stations et non en fonction des besoins de déplacement de la population. Pire encore, certains verront leur trajet allongé ou détourné afin de les forcer à prendre une correspondance pour atteindre le centre-ville par le REM. Il y a donc beaucoup de place à l’amélioration ! »

À propos
La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) regroupe 425 syndicats représentant plus de 60 000 syndiqué-es travaillant dans les secteurs public et parapublic. Elle est une des huit fédérations professionnelles composant la Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui compte plus de 300 000 membres venant de tous les secteurs d’activité.

Cinq syndicats de Montréal et Laval se dotent de mandats de grève

Réunis en assemblée générale hier soir, trois syndicats membres du Secteur transport scolaire (STS) de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) se sont prononcés hier soir en faveur de la grève nationale.

« Nous sommes très heureux du résultat de ces votes qui affichent, encore une fois, toute la détermination des conductrices et des conducteurs de véhicule scolaire. Les syndicats des travailleuses et travailleurs des Autobus Duplessis – CSN, le STT des Autobus La Montréalaise – CSN, le STT des Autobus La Montréalaise – CSN (Division Montréal) ont tous votés à 87%, 96% et 100% pour la grève nationale, de déclarer Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP–CSN. Ces salarié-es sont déterminés à obtenir de meilleures conditions de travail et pour se faire entendre, elles et ils ont décidé d’unir leurs forces à travers le Québec afin de faire pression sur le gouvernement pour obtenir finalement des conditions de travail décentes ». Ces votes s’ajoutent à ceux pris la semaine dernière dans la région par le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Transco-CSN et par le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus Idéal – CSN.

« Depuis trop longtemps, les conductrices et les conducteurs de véhicule scolaire touchent un revenu qui ne permet pas une juste reconnaissance de toutes les compétences qu’exigent leurs fonctions. Voilà pourquoi ces syndicats revendiquent des enveloppes supplémentaires, fermées et dédiées à l’amélioration de leurs conditions de travail. Tous les syndicats du STS se mobilisent actuellement et nous sommes fiers que ceux de Montréal et Laval y embarquent avec toute la détermination que nous leur connaissons », de conclure Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain – CSN.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus Duplessis regroupe 81 conductrices et conducteurs, le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus La Montréalaise – CSN rassemble 43 conductrices et conducteurs, le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus la Montréalaise – CSN (division Montréal) compte 16 conductrices et conducteurs, le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Transco – CSN regroupe 330 conductrices et conducteurs et le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus Idéal – CSN rassemble 135 conductrices et conducteurs. Ensemble, ces syndiqué-es transportent jour après jour près de 30 000 élèves dans la grande région métropolitaine.

Les cinq syndicats sont affiliés au CCMM–CSN qui regroupe près de 100 000 membres des secteurs public et privé répartis au sein de syndicats à Montréal, à Laval, au Nunavik et à la Baie-James. Ils sont également membres du STS qui regroupe plus de 3000 travailleuses et travailleurs dans 63 syndicats affiliés à la FEESP–CSN. Celle-ci compte plus de 425 syndicats, représentant environ 60 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics.

La CSN attend un retour rapide du ministre Sébastien Proulx

À la suite d’une rencontre tenue cet après-midi avec le ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Sébastien Proulx, la Confédération des syndicats nationaux s’attend à une réponse rapide dans le dossier du financement du transport scolaire au Québec.

« Nous sommes heureux d’avoir enfin rencontré le ministre Proulx pour lui parler de l’état de la situation dans le transport scolaire au Québec. Les mauvaises conditions de travail qui règnent depuis trop longtemps dans ce secteur causent actuellement de graves problèmes de recrutement, de rétention et de pénurie de conductrices et de conducteurs de véhicule scolaire. Les salaires sont inadéquats et le Secteur transport scolaire (STS) de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) revendique la création d’enveloppes budgétaires bonifiées, dédiées et fermées afin de financer adéquatement l’augmentation des salaires et l’amélioration des conditions de travail dans leur secteur », de préciser Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

En 2015, les salarié-es œuvrant dans le transport scolaire touchaient 8,5 % de moins en moyenne que d’autres emplois comparables dans le secteur privé du transport et, depuis ce temps, l’écart n’a cessé de s’amplifier.

« Le 8 février dernier, la FTA a reconnu la problématique de recrutement et de rétention de la main-d’œuvre et trois transporteurs de la ville de Laval ont également validé le constat de début de crise dans leur domaine. Depuis ce temps, nous avons été témoins de plusieurs autres problèmes importants, dont le risque que plusieurs circuits ne puissent être couverts, qui nous démontrent que le gouvernement doit impérativement agir afin de régler ce problème une fois pour toutes, d’ajouter Jean Lacharité. Nous attendons donc un retour rapide du ministre Proulx et le dépôt, dès ce printemps, d’une solution durable à ce problème, qui risque de tourner en crise majeure si le gouvernement n’en prend pas la juste mesure. »

Depuis le mois de janvier 2015, la CSN demande une rencontre avec le MELS en lien direct avec les mauvaises conditions de travail qui règnent dans le transport scolaire. La rencontre d’aujourd’hui s’est déroulée en présence de représentants de la Fédération des transporteurs par autobus (FTA) — rassemblant la majorité des employeurs dans le transport scolaire au Québec —, et de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ).

Rappelons que les salarié-es du transport scolaire touchent un taux horaire moyen de 17,86 $ l’heure — pour un revenu annuel moyen de 19 288 dollars —, alors que d’autres reçoivent 12,07 $ l’heure, un taux avoisinant le salaire minimum, sans autres avantages sociaux.

Rappelons également que dans le cadre d’un processus rigoureux d’évaluation de l’emploi de conducteur et de conductrice de véhicule scolaire, qui fut mis en œuvre par la CSN et auquel le gouvernement et les associations de transporteurs ont participé, le comité de travail a fixé un taux horaire minimal de référence à 19,14 $ l’heure en janvier 2015, ce qui représente actuellement un taux indexé de 20,02 $ à l’embauche, sans évidemment tenir compte de l’ancienneté.

Plus de 521 000 écoliers, soit un peu plus de 60 % de tous les élèves du primaire et du secondaire, montent à bord des autobus scolaires tous les jours.

Le STS regroupe environ 3000 travailleuses et travailleurs membres de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Celle-ci compte plus de 425 syndicats affiliés, représentant environ 60 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics.

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs des Autobus Granby–CSN se dote d’un mandat de grève

Réuni en assemblée générale hier soir, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs des Autobus Granby – CSN, membres du Secteur transport scolaire (STS) de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP – CSN) s’est prononcé hier soir en faveur de la grève nationale.

« Nous sommes très heureux du résultat de ces votes qui affichent, encore une fois, toute la détermination des conductrices et des conducteurs de véhicule scolaire. Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs des Autobus Granby – CSN a voté à 91 % pour la grève nationale, de déclarer Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP – CSN. Les membres de ce syndicat sont déterminés à obtenir de meilleures conditions de travail et pour se faire entendre, elles et ils ont décidé d’unir leurs forces à travers le Québec afin de faire pression sur le gouvernement ».

« Depuis trop longtemps, les conductrices et les conducteurs de véhicule scolaire touchent un revenu qui ne reconnaît aucunement toutes leurs compétences. Voilà pourquoi le STS revendique des enveloppes supplémentaires, fermées et dédiées à l’amélioration de leurs conditions de travail. Tous les syndicats du STS se mobilisent actuellement et nous sommes fiers que le Syndicat des travailleuses et des travailleurs des Autobus Granby – CSN embarque avec toute la détermination que nous leur connaissons », de conclure madame Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie (CCM – CSN).

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs des Autobus Granby – CSN regroupe plus de 80 conductrices et conducteurs de véhicules scolaires.

À propos

Ce syndicat est membres du STS qui regroupe plus de 3000 travailleuses et travailleurs dans 63 syndicats affiliés à la FEESP – CSN. Celle-ci compte plus de 425 syndicats, représentant environ 60 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics. Ce syndicat est aussi affilié au CCM – CSN qui regroupe près de 31 000 membres répartis dans plus de 200 syndicats.

Fondée en 1921, la CSN regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans douze autres conseils centraux.

Trois syndicats de Lanaudière se dotent de mandats de grève à l’unanimité

Depuis le 26 mars dernier, date où le Secteur transport scolaire (STS) de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) a lancé une vaste consultation de ses syndicats membres, trois syndicats de Lanaudière ont adopté unanimement autant de mandats de participation à un mouvement de grève nationale. Ce mouvement s’inscrit dans une lutte en vue d’obtenir des enveloppes budgétaires bonifiées, fermées et dédiées à l’amélioration des conditions de travail dans leur secteur.

« Le tout premier vote à scrutin secret du secteur, celui du Syndicat de Autobus Terremont LTÉE (CSN), a été tenu le 28 mars dernier. Celui-ci représente plus de 105 salariés-es syndiqués en colère de la compagnie Transco du secteur Mascouche, Laplaine et Terrebonne. L’origine du résultat de ce vote remonte au 1er juin 2017, date à laquelle la même assemblée générale furieuse s’est prononcée en faveur de l’adoption d’une proposition sauvage de l’employeur imposant un recul salarial de 8 % des salaires à la signature jumelée à une menace de fermeture de l’entreprise », de souligner Francine Ranger, présidente du Conseil central de Lanaudière–CSN.

« Dans le cadre d’une autre assemblée générale tenue le 5 avril dernier, deux autres votes séparés ont été tenus à scrutin secret, soit ceux du Syndicat des travailleurs des autobus Gil-Ber (CSN) et du Syndicat des travailleurs des autobus Germain Perreault Inc–CSN. Travaillant pour le même employeur dans deux établissements différents, les membres des deux syndicats ont adopté leur mandat de grève à l’unanimité. Le premier syndicat regroupe 70 salarié-es qui desservent les municipalités de Saint-Lin-Laurentides, Sainte-Julienne, Rawdon, Saint‑Calixte, Chertsey, Entrelacs et Notre-Dame-de-la-Merci alors que le second en compte une douzaine rattachés à la commission scolaire des Samares », de conclure madame Ranger.

Rappelons que les délégué-es du STS ont adopté à 93 %, toujours par voie de scrutin secret, une proposition de consultation de leurs assemblées générales respectives visant à déclencher une grève nationale dès ce printemps. La proposition fut débattue par des travailleuses et des travailleurs en colère qui exigent simplement une rémunération à la hauteur du travail qu’ils accomplissent chaque jour. La revendication d’un salaire décent figure au centre de la demande des syndicats membres du STS qui ont jusqu’au 27 avril prochain pour tenir une assemblée générale visant à adopter ce mandat de grève nationale.

Les trois syndicats sont également affiliés au Conseil central de Lanaudière-CSN qui représente près de 13 000 travailleuses et travailleurs répartis dans plus de 85 syndicats sur son territoire.

Le STS regroupe plus de 3000 travailleuses et travailleurs dans 63 syndicats affiliés à la FEESP–CSN qui compte plus de 425 syndicats, représentant environ 60 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics. Fondée en 1921, la CSN regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Le syndicat se dote d’un mandat de moyens de pression lourds

Après deux ans et demi de négociation pour le renouvellement de leur convention collective, les membres du Syndicat des employé-es de l’Administration régionale Kativik (KRGEU) ont tenu hier soir une assemblée générale pendant laquelle ils ont convenu de procéder à un vote de moyens de pression lourds, pouvant aller jusqu’à la grève. Compte tenu de l’étendue du territoire du syndicat, qui équivaut au tiers du Québec, le vote s’est tenu par référendum dans les 14 communautés où travaillent les employé-es de l’administration régionale.

La proposition visant à confier au comité exécutif du syndicat le mandat d’exercer des moyens de pression, incluant une banque de 72 heures de grève (3 jours), a été adoptée à 90 %. Tel que mentionné dans la proposition écrite soumise aux membres, les heures de grève seront utilisées au besoin, pour soutenir la négociation.

“Après 35 séances de négociation en 27 mois, les offres de l’employeur sont encore inacceptables. Les augmentations salariales proposées ne couvrent même pas l’augmentation du coût de la vie, qui est particulièrement élevé au Nunavik. Ce mandat était nécessaire pour faire pression sur l’employeur et lui démontrer de façon claire que nous sommes prêts à nous battre pour de meilleures conditions de travail “, a déclaré Victor Mesher, président du KRGEU.

Syndicat des employés municipaux des Îles (FEESP–CSN)

À la suite du dépôt de la requête en accréditation, le 29 janvier 2018, le Syndicat des employés municipaux des Îles-CSN a été accrédité pour représenter : « Tous les pompiers volontaires salariés au sens du Code du travail ».

Ce groupe de travailleurs ont choisi, majoritairement, de joindre les rangs de la CSN.

Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération des employées et employés de services publics, au Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

En route vers une grève nationale

Lors d’une réunion du Secteur transport scolaire (STS) de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) tenue à Drummondville, les délégué-es ont adopté une proposition de consultation de leurs assemblées générales respectives visant à déclencher une grève nationale dès ce printemps. La proposition fut adoptée à 93 %, par voie de scrutin secret.

« S’il y a un message que le gouvernement doit retenir en lien avec ce vote, c’est que les conductrices et les conducteurs membres du STS sont exaspérés de leurs mauvaises conditions de travail. Voilà pourquoi d’ici le 27 avril prochain, nous allons consulter tous les syndicats de notre secteur afin de déclencher une grève à la grandeur de la province, au moment jugé opportun. Les promesses gouvernementales qui nous ont été faites n’ont jamais été respectées et l’amélioration de nos conditions de travail se fait toujours et encore attendre après plus de 20 ans de lutte. Nous avons donc décidé de prendre les grands moyens pour que le tout se règle, et ce, avant la prochaine élection provinciale. Notre revendication demeure la même, soit la création d’enveloppes budgétaires bonifiées, dédiées et fermées afin de financer adéquatement l’augmentation des salaires et une amélioration des conditions de travail dans notre secteur », de préciser Stephen P. Gauley, président du Secteur transport scolaire (STS) de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

Rappelons que les salarié-es du transport scolaire touchent un taux horaire moyen de 17,86 $ l’heure – pour un revenu annuel moyen de 19 288 dollars –, alors que d’autres reçoivent 12,07 $ l’heure, un taux avoisinant le salaire minimum, sans autre avantage social.

« Le 10 octobre dernier, nous avons interpellé le gouvernement au sujet des problèmes importants qui se vivent dans le transport scolaire et qui touchent la grande majorité des conductrices et des conducteurs de véhicules scolaires au Québec. Nous traversons actuellement une crise marquée par une pénurie de main-d’œuvre et celle-ci est directement liée aux piètres conditions de travail offertes dans le secteur. Depuis ce lancement en octobre, la Fédération des transporteurs par autobus a reconnu la problématique et plusieurs employeurs ont validé la pénurie, les problèmes de recrutement et de rétention de la main-d’œuvre. Nous sommes à la croisée des chemins, ces travailleuses et ces travailleurs ont droit au respect et celui-ci passera par une amélioration de leurs conditions de travail », de renchérir Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP et responsable politique du STS.

Rappelons également que dans le cadre d’un processus rigoureux d’évaluation de l’emploi de conducteur et de conductrice de véhicule scolaire, qui fut initié par la CSN et auquel le gouvernement et les associations de transporteurs ont participé, le comité de travail a fixé un taux horaire minimal de référence à 19,14 $ l’heure en janvier 2015, ce qui représente actuellement un taux indexé de 20,02 $ à l’embauche, sans évidemment tenir compte de l’ancienneté.

Plus de 521 000 écoliers, soit un peu plus de 60 % de tous les élèves du primaire et du secondaire, montent à bord des autobus scolaires tous les jours.

À propos

Le STS regroupe plus de 3000 travailleuses et travailleurs dans 63 syndicats affiliés à la FEESP–CSN qui compte plus de 425 syndicats, représentant environ 60 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics.

 

Les salarié-es acceptent l’entente de principe à 81 %

Ce soir, lors d’une assemblée générale tenue à Montréal, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Transco–CSN (STTT–CSN) ont accepté l’entente de principe intervenue le 6 mars dernier. Présentée aux membres, celle-ci fut adoptée à 81 %, par voie de scrutin secret.

« Ce soir, nous avons accepté un nouveau contrat de travail de cinq ans assorti des augmentations de salaire suivantes : 1,4 % rétroactif au 1er juillet 2017, 1,6 % au 1er juillet 2018, 2 % au 1er juillet 2019 et 3 % pour chacune des deux dernières années du contrat de travail, soit celles débutant le 1er juillet 2020 et le 1er juillet 2021. Nous avons également réussi à maintenir une seule catégorie d’emploi, tout en empêchant les reculs que l’employeur voulait nous imposer. C’est grâce à la détermination des membres que nous avons obtenu satisfaction à nos demandes », de préciser Carole Laplante, présidente du STTT–CSN.

« Au nom du Secteur Transport scolaire, je tiens à souligner la lutte acharnée des salarié-es du STTT–CSN qui, après avoir reçu des demandes importantes de reculs salariaux de la part de l’employeur, ont décidé de se battre, et avec succès disons-le, afin de préserver leurs acquis. Malgré les augmentations satisfaisantes obtenues par leur mobilisation, nous devons poursuivre notre lutte afin que toutes les travailleuses et tous les travailleurs de ce secteur puissent recevoir un salaire qui reconnaît les compétences et les responsabilités exigées pour effectuer ce travail », de souligner Stephen P. Gauley, président du Secteur transport scolaire (STS) de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

« Cette entente arrive au même moment où nous avons lancé une campagne visant la reconnaissance du travail des conductrices et des conducteurs de véhicules scolaires au Québec. Pour ce syndicat, les augmentations acquises constituent une amélioration des conditions de travail, particulièrement pour les deux dernières années à 3 %. Mais la lutte pour que chaque travailleuse et chaque travailleur puisse toucher un salaire vraiment à la hauteur de leur travail se continue », de renchérir Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP et responsable politique du STS.

Rappelons que plus de 521 000 écoliers, soit un peu plus de 60 % de tous les élèves du primaire et du secondaire, montent à bord des autobus scolaires tous les jours.

À propos

Le STTT–CSN compte près de 330 membres responsables d’environ 300 parcours de transport scolaire. Le STS regroupe plus de 3000 travailleuses et travailleurs dans 63 syndicats affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Celle-ci compte plus de 425 syndicats, représentant environ 60 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics.

Entente de principe chez Transco Montréal

Mardi dernier, une entente de principe est intervenue entre le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Transco–CSN (STTT–CSN) et l’employeur, mettant fin à tout moyen de pression. L’entente sera présentée aux membres prochainement en assemblée générale et aucun commentaire ne sera émis d’ici là.

Le STTT–CSN compte près de 330 membres responsables d’environ 300 parcours de transport scolaire. Le STS regroupe plus de 3100 travailleuses et travailleurs membres de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Celle-ci compte plus de 400 syndicats affiliés, représentant environ 55 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics.

Verre : la fin du gaspillage, je signe pour la consigne

Les citoyens et citoyennes du Québec peuvent signer une pétition en ligne sur le site de l’Assemblée nationale du Québec pour réclamer une consigne sur les bouteilles de vin et spiritueux. La campagne Verre : la fin du gaspillage, je signe pour la consigne amorcée récemment prend un autre tournant avec le lancement de la pétition en ligne.

Initiée conjointement par la Confédération des syndicats nationaux (CSN), le Syndicat des Métallos (FTQ) et le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Québec/FTQ), la pétition peut être signée sur le site web de l’Assemblée nationale.  Déjà en décembre, des militants des trois organisations syndicales ont amassé quelque 10 000 signatures, principalement en approchant des clients de la SAQ à l’entrée d’une vingtaine de succursales à travers le Québec.

« Ce qu’on propose, c’est que la SAQ organise la collecte des bouteilles à travers son vaste réseau grâce à une consigne. Les citoyens auraient droit à un crédit sur leur carte de fidélité de la SAQ (Inspire) pour chaque bouteille rapportée. Ces dernières seraient acheminées vers les centres de tri pour être triées par couleur et que le verre puisse y être conditionné pour un autre usage. Une part importante de ce verre, broyé sous forme de calcin pourrait entrer dans la composition de nouveau verre, notamment à l’usine de fabrication de verre d’Owens Illinois à Montréal », explique l’adjoint au directeur québécois des Métallos, Dominic Lemieux.

Pour l’heure, seulement 14 % du verre placé dans les bacs et les sacs de recyclage est effectivement recyclé. « C’est désolant lorsqu’on sait que 218 millions de bouteilles de vin et spiritueux sont vendues chaque année au Québec. Le laisser-faire a duré trop longtemps. Le Québec est une des seules provinces à ne pas avoir de consigne sur les bouteilles de verre. Pourtant, on sait que le système de consigne fonctionne bien : le taux de recyclage et de récupération des bouteilles de bière approche des 100 %. Le gouvernement et tous les partis politiques doivent agir rapidement pour instaurer une consigne », fait valoir Nathalie Arguin, secrétaire générale de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN).

Les trois organisations invitent la population à signer massivement la pétition pour que l’État québécois et plus spécifiquement la société d’État qui gère la vente et la distribution de l’alcool au Québec assument leurs responsabilités.

« Il y a de quoi être fiers de notre société d’État. Mais l’absence de consigne et les taux très bas de recyclage viennent jeter une sérieuse ombre au tableau. Un coup de barre s’impose. Les Québécois sont rendus là. Ils font déjà le geste de recycler et ils se sentent floués parce que ça ne fonctionne pas bien. On l’a entendu plusieurs fois quand on a fait signer la pétition aux portes des succursales, les clients n’attendent que le signal de départ pour ramener leurs bouteilles », croit le président de la section locale 3535 du SCFP-Québec, Joël Latour qui représente les travailleurs et travailleuses des centres de distribution de la SAQ.

La pétition sera en ligne jusqu’au 9 juin prochain.


Source : CSN, SCFP-Québec FTQ, Syndicat des Métallos (FTQ)

Les salarié-es adoptent un nouveau mandat de grève à 85 %

Ce matin, lors d’une assemblée générale extraordinaire tenue à Montréal, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Transco–CSN (STTT–CSN) ont adopté un nouveau mandat de grève à 85 %, par voie de scrutin secret. Ce mandat, à exercer au moment jugé opportun, pourrait éventuellement aboutir à une grève générale illimitée.

« Encore une fois, la démocratie syndicale a parlé. Après avoir rejeté l’entente de principe à 83 % le 12 février dernier parce qu’elle ne répondait pas à leurs attentes, les membres de notre syndicat ont décidé d’adopter un troisième mandat de grève en autant de mois. Alors que l’employeur a lancé des menaces de pertes de circuits et de pertes d’emplois, ils ont même ouvert la porte à la grève générale illimitée, à exercer au moment jugé opportun, de préciser Carole Laplante, présidente du STTT–CSN. Je ne suis pas plus heureuse que nos membres d’avoir à me battre pour obtenir un salaire décent. Mais nous avons décidé de nous tenir debout même si nous savons que notre journée de grève d’aujourd’hui et qu’un éventuel conflit touche des milliers d’élèves que nous connaissons par leur nom et dont nous prenons soin tous les jours d’école ».

En assemblée générale extraordinaire ce matin. – Photo : Cédric Martin

« La lutte du STTT–CSN représente bien la problématique vécue dans le domaine du transport scolaire où nous retrouvons un grand nombre de bas salarié-es qui touchent un revenu annuel sous les 20 000 $ et une rémunération hebdomadaire de moins de 500 $. Voilà pourquoi nous menons actuellement une campagne qui revendique l’octroi d’enveloppes budgétaires bonifiées, dédiées et fermées, vouées à l’amélioration des salaires et des conditions de travail. Tous les intervenants du secteur s’entendent pour reconnaître la pénurie de main-d’œuvre actuelle.  Le gouvernement du Québec doit régler cette injustice salariale qui existe dans notre secteur depuis trop longtemps sans quoi, il devra faire face au risque de mettre le service en péril », de souligner Stephen P. Gauley, président du Secteur transport scolaire (STS) de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

« Les transporteurs comme Transco qui ne pensent qu’à maximiser leurs marges de profit sur le dos de leurs salarié-es font face à une situation qui pourrait bien leur causer de graves problèmes. Nous savons qu’actuellement, il y a un sérieux problème de recrutement et de rétention du personnel, directement en lien avec les mauvaises conditions de travail offertes dans le transport scolaire. Pour nous, il n’y a pas de solution miracle, sinon que d’offrir un salaire décent qui reconnaît l’importance du travail de ces salarié-es », de renchérir Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP et responsable politique du STS.

Le 30 octobre dernier, une conciliatrice a été nommée par le Service fédéral de médiation et de conciliation. Le conflit de travail touche déjà près de 15 000 élèves répartis sur plus de 300 parcours scolaires à Montréal.

Plus de 521 000 écoliers, soit un peu plus de 60 % de tous les élèves du primaire et du secondaire, montent à bord des autobus scolaires tous les jours.

À propos
Le STTT–CSN compte près de 330 membres responsables d’environ 300 parcours de transport scolaire. Le STS regroupe plus de 3100 travailleuses et travailleurs membres de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Celle-ci compte plus de 400 syndicats affiliés, représentant environ 55 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics.

Entente de principe à la MRC Maskinongé

En fin d’après-midi du 20 février dernier, une entente de principe a eu lieu entre la MRC Maskinongé et le Syndicat régional des employé-es municipaux de la Mauricie, section MRC Maskinongé, représentant les 21 employé-es syndiqués.

Après quatre journées intenses de négociation et plusieurs discussions entre les porte-paroles, le syndicat est fier du travail accompli puisque plusieurs points cruciaux concernant les horaires de travail, les vacances, le régime de retraite, différentes primes et les salaires ont canalisé une bonne partie des discussions.

C’est dans un climat respectueux et ouvert que les parties ont eu comme objectif d’atteindre la cible d’une entente de principe avant le printemps. Rappelons que la convention arrivait à échéance le 31 décembre 2017.

Les membres se réuniront en assemblée générale le 27 février prochain pour voter sur l’entente de principe qui sera recommandée par l’exécutif syndical.

Un autre jour de grève le 28 février prochain

Le 28 février prochain, à la première heure, les conductrices et les conducteurs du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Transco–CSN (STTT–CSN) seront en grève pour la journée. Il s’agit du troisième jour de grève sur les trois qui avaient été votés le 23 janvier dernier.

« Encore une fois, nous déplorons de devoir exercer notre moyen de pression ultime pour que notre employeur saisisse enfin que les conductrices et les conducteurs qui sont à son emploi ne veulent pas s’appauvrir. Étant nous-mêmes parents, nous comprenons très bien l’effet de cet arrêt de travail sur les familles que nous desservons chaque matin. Nous désirons toujours notre juste part des sommes que les commissions scolaires remettent à notre employeur afin d’augmenter nos salaires convenablement. Il s’agit pour nous d’une question de respect », de préciser Carole Laplante, présidente du STTT–CSN.

Le 23 janvier dernier, les membres du STTT–CSN avaient rejeté les dernières offres patronales à 98 %, tout en reconduisant leur mandat de trois jours de grève à 98 %, par voie de scrutin secret ; ils ont déjà exercé deux jours de ce mandat, soit les 30 et 31 janvier. Le 12 février, en assemblée générale extraordinaire, l’entente de principe intervenue le 31 janvier a été rejetée à 83 %, également par voie de scrutin secret. Le 30 octobre dernier, une conciliatrice a été nommée par le Service fédéral de médiation et de conciliation.

Au cours de la journée du 28 février, le syndicat ira consulter ses membres lors d’une assemblée générale extraordinaire afin de se doter d’un nouveau mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée.

Le conflit de travail touchera près de 15 000 élèves répartis sur plus de 300 parcours scolaires à Montréal. Les commissions scolaires et l’établissement affectés sont les suivants :

  • Commission scolaire Lester B. Pearson : 2640 élèves sur 55 routes ;
  • Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys : 3936 élèves sur 82 routes ;
  • Commission scolaire de Montréal : 2832 élèves sur 59 routes ;
  • Commission scolaire English Montréal : 4224 élèves sur 88 routes et ;
  • Le Collège Sainte-Anne, un établissement privé : 864 élèves sur 18 routes.

Rappelons que plus de 521 000 écoliers, soit un peu plus de 60 % de tous les élèves du primaire et du secondaire, montent à bord des autobus scolaires tous les jours.

À propos

Le STTT–CSN compte près de 330 membres responsables d’environ 300 parcours de transport scolaire. Le STS regroupe plus de 3000 travailleuses et travailleurs membres de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Celle-ci compte plus de 425 syndicats affiliés, représentant environ 60 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics.

Les employé-es d’entretien de la STM votent à 98 % pour six jours de grève

Réunis en assemblée générale à Montréal, les membres du Syndicat du transport de Montréal–CSN de la STM ont voté à 98 % un mandat prévoyant des moyens de pression, incluant une banque de six jours de grève à exercer au moment jugé opportun. Bien qu’ils espèrent toujours en arriver à une entente négociée, les salarié-es jugent que les reculs demandés par l’employeur et le cadre législatif dans lequel se déroule ces négociations les obligent à se doter d’un tel mandat.

Photo : Cédric Martin

Au cours des derniers jours, la STM a fait connaître ses dernières demandes à la partie syndicale. La STM s’attaque aux différentes mesures de conciliation travail-famille acquises par le passé, notamment par des reculs sur les horaires variables et le cumul de temps et par la transformation de certains postes de jour en postes de soir et de nuit. Elle désire également imposer les heures supplémentaires obligatoires et privatiser certaines de ses activités. « Jamais dans l’histoire de notre syndicat l’employeur n’avait été aussi exigeant et agressif envers les acquis syndicaux », indique Gleason Frenette, président du syndicat.

Photo : Cédric Martin

Le syndicat rappelle que les salarié-es en sont réduits à voter la grève, non seulement en raison des demandes de reculs importants, mais aussi à cause du nouveau cadre législatif qui affecte les salarié-es municipaux et paramunicipaux. Les demandes de l’employeur ne font que s’ajouter aux nouvelles obligations qui touchent les salarié-es. Notons que les dispositions de la loi 15, qui s’appliquent maintenant, ont eu pour effet d’augmenter de façon substantielle leurs cotisations au régime de retraite. Tout cela dans un contexte où la loi 24 vient limiter le temps de négociation. « À un certain moment, il faut se rendre à l’évidence que nous n’avons pas le choix. Il faut se tenir debout et rester solidaires », clame Gleason Frenette.

Malgré ce vote, le syndicat insiste sur sa volonté d’en arriver à une entente négociée : « Nous ne sommes pas fermés, nous sommes prêts à travailler et à trouver les solutions qui s’imposent pour aboutir à une convention collective acceptable et respectueuse envers nos travailleurs et travailleuses », conclut le président du syndicat.

À propos

Le Syndicat du Transport de Montréal–CSN compte plus de 2400 membres. Il est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) qui regroupe 425 syndicats représentant plus de 56 000 syndiqué-es travaillant dans les secteurs public et parapublic. Quant à la CSN, elle compte plus de 300 000 membres venant de tous les secteurs d’activité.

La FTA et trois transporteurs confirment la problématique

La Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN) tient à saluer la sortie publique de la Fédération des transporteurs par autobus (FTA) ainsi que celle de trois transporteurs de la ville de Laval dans un article du Courrier Laval du 14 février, en lien avec la crise de la main-d’œuvre qui prend de l’ampleur dans le transport scolaire.

« La situation de ces trois transporteurs n’est pas isolée. Nos membres de toutes les régions du Québec nous informent quotidiennement des problématiques et des effets liées à cette pénurie de main-d’œuvre, de souligner Stephen P. Gauley, président du Secteur transport scolaire (STS). Entre autres, nous avons appris hier qu’une vingtaine de circuits demeuraient sans conducteurs à Montréal et que ce scénario se reproduit fréquemment dans les régions de Lanaudière et de l’Estrie. Des transporteurs vont jusqu’à rappeler au travail des conducteurs en congé de maladie pour ne pas interrompre le service, ce qui contrevient à la santé et à la sécurité des élèves et des usagers de la route. D’autres transporteurs utilisent leurs répartiteurs, ce qui laisse les conducteurs, les parents et les commissions scolaires sans réponse en cas d’urgence ou de problèmes ».

Le 10 octobre dernier, le Secteur transport scolaire de la FEESP–CSN avait interpelé le gouvernement en soulignant qu’une crise pourrait très bien se dessiner au Québec, situation qui se concrétise actuellement.

« Nous vivons un sérieux problème où des salarié-es sont nettement sous-payés pour les compétences et les qualifications qui leur sont demandées. Le financement actuel du secteur provenant du gouvernement du Québec ne permet tout simplement pas aux transporteurs scolaires d’être compétitifs sur le marché de l’emploi. Pour nous, la situation est claire : le gouvernement doit intervenir rapidement en augmentant le financement par le biais d’une enveloppe supplémentaire fermée et dédiée à l’amélioration des conditions de travail des conductrices et des conducteurs de véhicules scolaires. Il faut éviter que des parents et des enfants soient privés de transport scolaire, faute de personnel », de conclure Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP et responsable politique du STS.

Rappelons que les salarié-es du transport scolaire touchent un taux horaire moyen de 17,86 $ l’heure – pour un revenu annuel moyen de 19 288 dollars –, alors que d’autres reçoivent 12,07 $ l’heure, un taux avoisinant le salaire minimum, sans autre avantage social.

Rappelons également que dans le cadre d’un processus rigoureux d’évaluation de l’emploi de conducteur et de conductrice de véhicule scolaire, qui fut initié par la CSN et auquel le gouvernement et les associations de transporteurs ont participé, le comité de travail a fixé un taux horaire minimal de référence à 19,14 $ l’heure en janvier 2015, ce qui représente actuellement un taux indexé de 20,02 $ à l’embauche, sans évidemment tenir compte de l’ancienneté.

Plus de 521 000 écoliers, soit un peu plus de 60 % de tous les élèves du primaire et du secondaire, montent à bord des autobus scolaires tous les jours.

Le STS regroupe environ 3000 travailleuses et travailleurs membres de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Celle-ci compte plus de 425 syndicats affiliés, représentant environ 60 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics.

Les salarié-es rejettent l’entente de principe à 83 %

Ce soir, lors d’une assemblée générale tenue à Montréal, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Transco–CSN (STTT–CSN) ont rejeté l’entente de principe intervenue le 31 janvier dernier, après deux jours de grève. Présentée aux membres, celle-ci fut rejetée à 83 %, par voie de scrutin secret.

« Ce soir, les membres ont jugé que l’entente de principe que nous leur avons présentée n’était pas à la hauteur de leurs attentes. Elles et ils ont longuement argumenté sur la question des augmentations salariales qui ne réussissent pas à maintenir leur pouvoir d’achat. Il s’agit d’un message clair envers l’employeur : il lui faudra considérer sérieusement ce rejet s’il ne veut pas que les conductrices et les conducteurs exercent à nouveau leur mandat de grève », de déclarer Carole Laplante, présidente du STTT–CSN.

« Il faut comprendre que le financement qui est versé par les commissions scolaires n’est déjà pas suffisant pour garantir des salaires décents aux conductrices et aux conducteurs de Transco. Et ces salarié-es ne sont pas les seuls dans cette situation au Québec. Le gouvernement doit impérativement revoir le financement du transport scolaire en accordant dès que possible des enveloppes budgétaires bonifiées, dédiées et fermées afin de financer adéquatement l’augmentation des salaires et une amélioration des conditions de travail dans leur secteur », de conclure Stéphanie Gratton, vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN).

Rappelons que plus de 521 000 écoliers, soit un peu plus de 60 % de tous les élèves du primaire et du secondaire, montent à bord des autobus scolaires tous les jours.

À propos
Le STTT–CSN compte près de 330 membres responsables d’environ 300 parcours de transport scolaire. Le STS regroupe plus de 3100 travailleuses et travailleurs membres de la FEESP–CSN. Celle-ci compte plus de 400 syndicats affiliés, représentant environ 55 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics.

STT de Veolia (FEESP–CSN), division des huiles usées Lévis

À la suite du dépôt de la requête en accréditation, le 3 janvier 2018, le SYNDICAT DES TRAVAILLEURS ET TRAVAILLEUSES DE VEOLIA – DIVISION DES HUILES USÉES LÉVIS – CSN a été accrédité pour représenter : « Tous les salariés au sens du Code du travail, à l’exception des employés de bureau et des salariés déjà couverts par une autre accréditation. » de Veolia, Es Canada, Services industriels inc. pour son établissement de Lévis.

Ces salarié-es oeuvrant dans le domaine des services publics ont choisi, majoritairement, de joindre les rangs de la CSN. La rigueur et l’expertise de la CSN ont été des facteurs importants dans le choix des salarié-es de Veolia. Les salarié-es souhaitent se faire respecter et améliorer leurs conditions de travail.

Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération des employées et employés de services publics, au Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.