Les Québécoises et les Québécois veulent du changement dans les services publics

Un sondage SOM La Presse publié aujourd’hui montre que les Québécoises et les Québécois sont clairement insatisfaits des services publics offerts par leur gouvernement. Les répondants ont accordé à la santé et aux services sociaux une note de 4,9 sur 10 et de 5,5 pour les transports en commun. Les CPE s’en tirent avec une note de 5,9 et l’éducation de 5,8. Plus de détails ici: https://www.lapresse.ca/actualites/2025-02-28/sondage-som-la-presse/les-quebecois-ecorchent-les-services-publics.php

Voici la réaction à ce sondage de la présidente de la CSN:

Sur les services publics:

« Le sous-financement répété de nos services publics par les gouvernements des dernières décennies les a affaiblis considérablement. Tout le monde le sait. C’est en ayant cela en tête qu’il faut comprendre les résultats de ce sondage. On dirait d’ailleurs que ce que les gouvernements veulent vraiment, c’est les achever, pour favoriser le privé ! Mais on peut faire d’autres choix. Il est encore temps d’agir pour leur permettre de remplir pleinement leur mission. Pour cela, il faut arrêter d’imposer l’austérité pour atteindre des objectifs budgétaires démesurés. La CAQ doit rapidement changer de direction. », Caroline Senneville, présidente de la CSN.

Sur les finances publiques :

« Réduire les dépenses publiques en coupant directement dans les services à la population est la direction prise par la CAQ, mais ce n’est pas la bonne. C’est l’ensemble de la stratégie de remboursement de la dette qu’il faut revoir. Les versements au Fonds des générations privent le Québec de plus de 2,2 milliards par année ! Les objectifs ayant justifié la mise en place de ce Fonds ont déjà été atteints. L’argent, il est là ! », Caroline Senneville, présidente de la CSN.

Projet de loi 89 – Un projet de loi pour faire plaisir aux patrons

Le projet de loi 89 du ministre du Travail Jean Boulet a été présenté pour faire plaisir aux patrons et affaiblir les travailleuses et les travailleurs. C’est l’essentiel du message livré ce midi devant les bureaux du ministre à Trois-Rivières par Pascal Bastarache, président du Conseil central du Cœur du Québec, et François Enault, premier vice-président de la CSN.

 

Sous prétexte d’éviter que ne soit affectée de manière disproportionnée la sécurité sociale, économique ou environnementale de la population, notamment celle des personnes en situation de vulnérabilité, le ministre du Travail veut se donner le droit d’intervenir dans les conflits de travail, au public comme au privé. « Le ministre a déjà tous les outils pour intervenir lors de conflits et forcer les partis à en arriver à un règlement. Pourquoi venir briser cet équilibre et faire pencher la balance du côté des employeurs ? Pour nous, c’est ni plus ni moins une déclaration de guerre et nous ne nous laisserons pas faire », a averti le premier vice-président de la CSN, François Enault.

 

« Si le gouvernement a tant à cœur le sort des plus vulnérables, pourquoi s’oppose-t-il depuis des années à une augmentation décente du salaire minimum permettant de mieux vivre ? Pourquoi impose-t-il des coupes sauvages dans nos secteurs publics ? Ce sont nous, les travailleuses et les travailleurs en CPE, en santé et services sociaux, en éducation et à bien d’autres endroits, qui nous occupons quotidiennement des plus vulnérables. Qu’on ne vienne pas nous accuser de les abandonner. Le vrai irresponsable, c’est le gouvernement », a renchéri de son côté Pascal Bastarache.

 

La CSN entend se faire voir et entendre dans sa lutte contre ce projet de loi. « M. Boulet rencontrera la CSN sur son chemin », a conclu François Enault.

Le privé est tout, sauf santé!

Depuis plusieurs mois, des dizaines d’organisations issues des milieux communautaire autonome, de défense des droits de la personne, syndical et médical dénoncent la place grandissante du privé dans le réseau de la santé et des services sociaux québécois. Au-delà des nombreuses promesses faites par les gouvernements successifs, des faits alarmants persistent : augmentation des délais d’attente, précarisation des organismes communautaires, centralisation excessive, etc. Du même souffle, on assiste à une augmentation de la place occupée par le secteur privé à but lucratif.

C’est dans cet esprit que des centaines de personnes des quatre coins du Québec se sont donné rendez-vous les 21 et 22 février derniers au Collège de Maisonneuve à Montréal. À l’agenda? Une quinzaine de conférencier-ière-s du Québec, du Canada et de l’international réuni-e-s pour parler de privatisation, pour s’inspirer des expériences d’ailleurs et proposer des leviers possibles pour faire barrière à cette privatisation galopante. « Nous n’allons pas rester les bras croisés devant la dérive du réseau de la santé public. Nous refusons d’abdiquer. Nous sommes déterminé-e-s, ensemble, à faire obstruction à cette nouvelle offensive de privatisation incluse dans le plan santé caquiste. Nous croyons profondément que le bien commun de la population passe par un accès universel aux soins et aux services dont elle a besoin, sans égard à l’épaisseur de son portefeuille », de déclarer Sophie Verdon, coordonnatrice à la Coalition solidarité-santé et porte-parole de l’ensemble des organisations présentes à l’événement.

L’apport inestimable des organisations communautaires
Au terme de ces deux jours riches en présentations et en discussions, les organisations présentes ont scellé l’événement par la lecture d’une déclaration commune visant à réaffirmer leur volonté de faire un contrepoids au plan santé du gouvernement de François Legault. Cette déclaration a déjà été signée par plus de 300 organisations provenant des quatre coins du Québec. « La très grande majorité de la population tient au réseau public de santé et des services sociaux et nous devons dès maintenant travailler à la consolidation de ce joyau. Il est également capital de respecter le rôle distinct du secteur communautaire et de reconnaître sa contribution sociale. Tous ces organismes ont une fonction cruciale sur les déterminants de la santé et ainsi, sur l’état de santé générale de la population. Leur apport est immense! », d’ajouter madame Verdon.

Le grand rendez-vous qui vient de se conclure s’inscrit dans une série d’actions déjà en marche depuis quelques mois. Ce mouvement large de contestation continuera de se faire entendre au cours des prochains mois. D’ailleurs, la Coalition Solidarité-Santé et de nombreux partenaires préparent une semaine nationale d’actions régionales du 31 mars au 5 avril 2025. Au cœur des réflexions de cette mobilisation importante : bâtir un mouvement citoyen capable de s’opposer à la privatisation et ainsi, mieux protéger le réseau de santé et des services sociaux publics. « Les Québécoises et Québécois méritent mieux! Ils et elles méritent un vrai réseau public, accessible sur tout le territoire et qui offre des soins et des services de qualité », de conclure madame Verdon.

Mandat de grève : la fin de session de l’Université Concordia en péril

Plus de 2 000 assistants de recherche et d’enseignement de l’Université Concordia ont adopté ce samedi un mandat de grève à la hauteur de 95% qui pourrait aller jusqu’à une grève générale illimitée, mettant en péril la fin de session. Plus de 3 000 travaux dirigés, conférences et laboratoires pourraient être affectés.

En négociation depuis un an, le Syndicat des travailleuses et travailleurs en recherche et enseignement à Concordia (STTREC–CSN) réclame un salaire viable et des mesures de sécurité d’emploi qui leur permettraient de planifier leur vie d’une session à l’autre. La grande majorité des travailleurs et des travailleuses représentés sont des étudiants des cycles supérieurs.  

«En raison de la hausse constante des frais de scolarité et de l’augmentation générale du coût de la vie, c’est la pire période pour être étudiant depuis que Concordia existe. L’amélioration des conditions de travail des auxiliaires d’enseignement et de recherche nous permettrait non seulement de vivre dans la dignité, mais aussi de rendre l’enseignement supérieur plus accessible », explique Ria Mayer, membre du comité de négociation et étudiante à la maîtrise en philosophie.  

La représentante syndicale ajoute que les conditions de travail des auxiliaires sont aussi les conditions d’apprentissage des élèves, qui ont parfois plus de contacts avec leur auxiliaire qu’avec leur enseignant. « Notre précarité économique a un impact direct sur la qualité de l’enseignement que les étudiants reçoivent », ajoute-elle.  

« Les membres de CREW n’ont pas voté pour la grève à la légère, mais leur employeur ne leur a pas laissé d’autre choix que d’augmenter la pression. Avec leur mandat en main, la grève pourrait être déclenchée lors de la prochaine impasse à la table de négociation », explique Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).  

« Espérons que l’employeur reçoive le message clair et net et qu’il réussisse à obtenir des mandats de négociation qui permettront à la communauté étudiante de terminer la session sans heurt », conclut Benoît Lacoursière, président de la Fédération des enseignants et enseignantes du Québec (FNEEQ–CSN).   

Vote de grève chez Cascades Viau

Réunis en assemblée générale ce 22 février, les membres du Syndicat des Employés Cascades Emballage Carton Caisse Viau–CSN (SECECCV–CSN) ont rejeté à 89 % l’offre dite finale de l’employeur et ont adopté à 97 %, par voie de scrutin secret, une banque de 10 jours de grève à déclencher au moment jugé opportun.

« Pour nous, l’offre finale de Cascades à la table de négociation n’est vraiment pas à la hauteur. Plusieurs autres divisions de Cascades situées au Québec offrent des salaires horaires plus élevés de 5 $ l’heure, ce qui représente une disparité salariale de près de 10 000 $ annuellement. Or, nous faisons exactement le même travail, nous produisons sensiblement les mêmes emballages et surtout, nous avons des dépenses courantes similaires aux autres travailleuses et travailleurs de l’entreprise. L’inflation nous a toutes et tous touchés de plein fouet et nous voulons des salaires conséquents », souligne Manon Lajeunesse, présidente du syndicat.

« Cascades vient tout juste de dévoiler ses derniers résultats financiers non vérifiés pour 2024 avec un bénéfice net de 101 millions $ pour sa division carton-caisse. Il s’agit d’une entreprise québécoise rentable qui a intérêt à bien payer ses salarié-es si elle veut attirer sa main-d’œuvre et surtout, la garder à son emploi », ajoute Chantal Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

« Après seulement 11 rencontres de négociation, nous avions réglé les clauses normatives et il ne restait que celles à incidence financière. Nous sommes d’avis que la négociation pouvait se poursuivre et qu’une offre finale était clairement prématurée à ce stade. Le rejet de cette offre et le vote de la banque de jours de grève nous indiquent que l’employeur devra refaire ses calculs autrement s’il veut s’entendre avec ses salarié-es », conclut Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN.

À propos

Le SECECCV–CSN compte environ 100 membres sans contrat de travail depuis le 1er novembre 2024. La Fédération de l’industrie manufacturière–CSN regroupe plus de 320 syndicats affiliés représentant environ 25 000 membres qui œuvrent dans le secteur industriel québécois. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble tous les membres de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La CSN tourne le dos à X

La CSN est une organisation syndicale qui lutte pour la justice sociale, pour l’égalité sur tous les fronts. La CSN est aussi une organisation syndicale qui représente des travailleuses et des travailleurs de l’information et qui œuvre pour un réel droit à l’information et pour une société égalitaire et démocratique. La plateforme X ne loge plus à cette enseigne. La toxicité de cette dernière a atteint des sommets.

Depuis le rachat par Elon Musk, X, anciennement Twitter, a muté en un espace clairement biaisé à l’égard des contenus de droite, d’extrême-droite et d’austérité économique, en plus d’être devenu un outil facilitant la prise de pouvoir de son propriétaire aux côtés de Trump. Des communautés féroces et décomplexées y dominent, favorisées par un algorithme sur les stéroïdes, empêchant tout débat public équilibré et serein.

Si certains doutaient encore des accointances de Musk avec les nébuleuses de droite et d’extrême-droite, la présomption d’innocence est tombée devant le triste de spectacle des deux saluts nazis enthousiastes auxquels il s’est livré pendant la cérémonie d’investiture du président Trump.

Les fermetures de comptes se sont multipliées au lendemain de l’investiture et elle se sont encore accélérées après le 25 janvier dernier, à la suite de l’allocution de Musk devant les membres du parti allemand d’extrême-droite Alternative für Deutschland (AfD), qu’il a encouragé à oublier la « culpabilité passée ».

C’est avec ce lourd passif que Musk est maintenant aux commandes aux États-Unis, puisqu’il est maintenant l’architecte principal du démantèlement de l’État social et des minces politiques publiques américaines depuis son entrée en fonction à la tête du département de l’Efficience gouvernementale – Department of Government efficiency (DOGE). Un poste pour lequel il n’a pas été élu et qui relève uniquement du président Trump.

Son équipe a récemment pris le contrôle du système de paiement du Trésor américain, qui gère le flux des fonds fédéraux, notamment les quelque 6000 milliards de dollars destinés annuellement aux fonds de retraite public, aux salaires des fonctionnaires fédéraux et au programme d’assurance maladie Medicare, entre autres. Il possède ainsi des informations personnelles sur des millions de citoyennes et de citoyens américains…

Pour toutes ces raisons, la CSN tourne le dos à X. Depuis quelques semaines, de plus en plus de voix s’élèvent pour annoncer qu’elles quittent cette plateforme et la CSN est fière de se joindre à elles.

Nous savons qu’aucune plateforme numérique n’est parfaite. La CSN revendique d’ailleurs depuis longtemps que les géants du Web rendent compte de leurs décisions. Il nous apparaît toutefois évident que le climat sur X ne fera que dégénérer dans les prochains mois. Pour interagir avec la population, la CSN se concentrera désormais sur ses autres plateformes. Nous vous invitons à faire de même et à nous rejoindre sur Bluesky : @lacsn.bsky.social.

Projet de loi du ministre Boulet: le gouvernement déclare la guerre aux travailleuses et aux travailleurs

Alors que les travailleuses et les travailleurs sont inquiets face à l’incertitude économique, le gouvernement en rajoute une couche en voulant restreindre le droit de grève. Avec son projet de loi, le gouvernement s’en prend encore une fois aux droits des salarié-es.

« C’est ni plus ni moins une déclaration de guerre aux travailleuses et aux travailleurs que le gouvernement vient de faire avec le dépôt de ce projet de loi. D’un côté, le gouvernement impose l’austérité dans nos services publics, ce qui a des conséquences directes sur les plus vulnérables de notre société. Il refuse de jouer son rôle au quotidien pour bien les protéger, mais tout d’un coup, quand il y a une grève, il s’en préoccupe beaucoup. Le jupon dépasse pas mal. Ce que le gouvernement veut faire, ce n’est pas protéger les vulnérables, c’est attaquer les travailleuses et les travailleurs », lance Caroline Senneville, présidente de la CSN.

Pour la CSN, si les conflits de travail perdurent, c’est parce que nos lois du travail n’ont pas assez de mordant et que les employeurs n’ont pas d’incitatif à régler. Dans les derniers mois, de nombreux lock-out ont été décrétés et les employeurs ont de plus en plus recours à des briseurs de grève, en toute impunité. Pour la CSN, il n’y a pas de doute: « le projet de loi du ministre Boulet favorise les employeurs et ne sert pas la négociation », continue Mme Senneville. Cela fera en sorte que ces derniers ne sentiront pas la nécessité d’en arriver à une entente négociée lors d’un conflit de travail. Ils n’auront qu’à invoquer les menaces à « la sécurité économique, sociale et environnementale » afin de tenter de forcer l’intervention du Tribunal administratif du travail, soit pour réduire la portée de la grève ou bien pour imposer un arbitrage, qui mettra fin au conflit. Bien sûr, les perdants dans ces deux scénarios sont les travailleuses et les travailleurs qui luttent pour de meilleures conditions. Pendant ce temps, les patrons sont morts de rire. Le gouvernement travaille pour eux ! ».

Avec son projet de loi, le gouvernement tente aussi d’élargir par la bande la notion de services essentiels. « Que veut-dire exactement “services à maintenir” ? Ou bien “la sécurité économique, sociale et environnementale” ? Alors que les récentes interventions du ministre du Travail à Ottawa sont actuellement contestées devant les tribunaux, il est très hasardeux d’aller sur ce terrain maintenant », souligne la présidente.

« Plus tôt cette semaine, on apprenait que la ministre Pascale Déry était intervenue directement afin de faire modifier le contenu d’un cours au cégep Dawson. Aujourd’hui, on voit le ministre Jean Boulet qui veut intervenir directement dans des conflits de travail. La CAQ prend une direction dangereuse », conclut Caroline Senneville.

 

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Réforme du Code du travail pour limiter le droit de grève : terrain glissant

Le ministre du Travail, Jean Boulet, déposera aujourd’hui un projet de loi « visant à considérer davantage les besoins de la population en cas de grève ou de lock-out». Au-delà des belles intentions du ministre Boulet, il faut appeler un chat un chat : en voulant modifier ainsi le Code du travail, le ministre veut se servir de l’appareil gouvernemental comme paravent afin d’avoir la possibilité de faire essentiellement la même chose que son homologue fédéral : intervenir dans les conflits de travail.

Or, les interventions récentes du ministre du Travail à Ottawa en vertu de l’article 107 du Code du travail canadien sont actuellement contestées devant les tribunaux.

Alors que dans le contexte actuel d’incertitude politique et économique, le gouvernement Legault nous appelle à unir nos forces, il fait précisément le contraire en s’engageant sur un terrain très glissant avec ce projet de loi, favorisant par le fait même la division. En clair, il s’agit d’une mauvaise décision au mauvais moment. 

Les paramédics d’Urgences-santé dénoncent la mauvaise gestion de leur employeur

Les paramédics d’Urgences-santé dénoncent la gestion « chaotique » de leur employeur à la suite des importantes chutes de neige sur le territoire qu’ils desservent. Cette tempête était largement anticipée, mais Urgences-santé n’a pas cru bon prévoir un nombre suffisant d’ambulances sur le terrain. « Ce sont les paramédics qui payent le prix de cette mauvaise planification; leurs pauses et leurs repas sont annulés depuis ce matin et ils se font imposer des heures supplémentaires obligatoires, pouvant aller jusqu’à 16 heures d’affilées », dénonce Claude Lamarche, président du Syndicat du préhospitalier de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

 

À la suite de sa mauvaise gestion de la situation, Urgences-santé a déclenché ce matin le niveau d’urgence 3, le plus élevé, lui permettant d’imposer des conditions particulièrement pénibles aux paramédics. « Est-ce qu’un lendemain de tempête de neige est vraiment la situation la plus critique qu’on doive gérer ? Pourquoi on exige une répartition des patients qui allonge inutilement le temps de transport? Pourquoi on nous demande aussi de répondre aux appels non urgents ? Tout cela vient ajouter à la situation complètement chaotique dans laquelle on se trouve », explique le président.

 

Une négociation qui s’en va nulle part

Cette situation survient alors que le syndicat négocie avec Urgences-santé depuis plusieurs mois. « On tente de proposer des solutions pour retenir et attirer des paramédics chez Urgences-santé, mais c’est à cause de décisions comme celles-là que les gens ne veulent pas venir travailler chez nous », déplore Claude Lamarche. « Après 24 rencontres de négociation, Urgences-santé doit absolument y mettre du sien pour nous permettre d’avancer ».

 

À propos

Le Syndicat du préhospitalier représente 1000 paramédics sur le territoire de Montréal et de Laval. Le secteur préhospitalier FSSS–CSN regroupe plus de 3500 salarié-es du secteur préhospitalier tels que les paramédics, répondantes et répondants médicaux d’urgence, personnel de bureau et employé-es de soutien, partout au Québec.

Un mouvement populaire contre la privatisation du réseau de la santé

Aux côtés de Québec solidaire et du Parti québécois, la CSN a présenté une pétition de près de 10 000 signatures contre la privatisation du réseau de la santé et des services sociaux, ce midi, à l’Assemblée nationale.

« Les Québécoises et les Québécois n’en peuvent plus que des gens d’affaires fassent du profit avec la maladie pendant que les files d’attentes pour avoir accès à des soins s’allongent ! », s’est exclamé le vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr. Il appelle le gouvernement à agir pour mettre fin au privé dans le réseau.

En novembre dernier, la CSN réunissait 4000 travailleuses et travailleurs à Trois-Rivières dans un rassemblement syndical historique contre le recours au privé en santé.

« Les Québécois et Québécoises sont tannés de payer deux fois pour les soins de santé ! Le ministre Dubé a déjà des outils en sa possession pour freiner l’expansion du privé, il ne lui manque que la volonté politique. Québec solidaire s’efforce à lui dire depuis fort longtemps : il peut dès maintenant appliquer le projet de règlement de la RAMQ pour limiter l’alternance des médecins ou freiner l’ouverture des cliniques privées en imposant un moratoire », explique Vincent Marissal, député de Rosemont et responsable solidaire en matière de Santé.

« Nous assistons sous la CAQ à une marchandisation grandissante des soins de santé, un recours croissant au secteur privé qui draine les ressources du réseau public et mine sa capacité d’améliorer l’accès aux soins et la qualité des services. Si la privatisation fonctionnait, depuis toutes ces années, on le saurait! Au Parti Québécois, nous croyons à un système de santé public, accessible et de qualité. Se sevrer du privé fait partie des conditions nécessaires pour y arriver », conclut Joël Arseneau, député des Îles-de-la-Madeleine et porte-parole du Parti Québécois en matière de Santé et de Services sociaux.

Un plan d’urgence
La pétition initiée par la CSN demande également au gouvernement de mettre en place une série de trois revendications afin de répondre rapidement à la crise d’accès aux soins de santé. La centrale syndicale demande au gouvernement de mettre en place ses trois revendications d’ici le 1er mai prochain, sinon elle promet de faire monter la pression.

Tout d’abord, la CSN demande au ministre de la Santé de freiner l’exode des médecins vers le secteur privé, une fois pour toutes. La CSN demande aussi au gouvernement de cesser d’octroyer des permis de cliniques privées à but lucratif dès maintenant. Finalement, la CSN demande au gouvernement d’instaurer un moratoire sur tous les types de privatisation du travail et des tâches accomplies au public à l’heure actuelle. On parle d’agences de placement, de buanderies, de l’entretien des bâtiments, du transport de patients, etc.

Les responsables de service de garde éducatif en milieu familial adoptent l’entente de principe

Les responsables de service de garde éducatif en milieu familial (RSGE), affiliées à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), ont adopté à 92 % l’entente de principe conclue avec le ministère de la Famille en décembre dernier.

Au cours des dernières semaines, des assemblées générales ont été tenues dans chaque région afin que les RSGE puissent prendre connaissance de l’entente de principe, et ce, en présentiel. Cette entente prévoit une augmentation de 17,4 % sur 5 ans de l’allocation de base des RSGE, laquelle correspond au salaire de ces travailleuses autonomes au sens de la Loi.

La nouvelle entente comporte aussi une clause de protection du pouvoir d’achat pour les années 2026, 2027 et 2028 ainsi que des bonifications des différentes allocations versées aux RSGE. Les partis ont par ailleurs convenu de mettre en place des comités de travail qui se pencheront sur deux demandes impliquant des modifications règlementaires.

« Cette entente constitue un pas dans la bonne direction pour nos RSGE dont les conditions de travail stagnaient depuis 2021 », explique Chantal Racicot, représentante du secteur des RSGE de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

« Bien qu’il reste encore des éléments à améliorer, comme dans toutes négociations, cette dernière ronde aura permis d’ouvrir de nouvelles avenues pour les RSGE », ajoute Lucie Longchamp, vice-présidente responsable des secteurs parapublics et privés de la FSSS–CSN.

« Au cours des dernières années, de nombreuses responsables ont délaissé la profession en raison des conditions de travail difficiles. Nous espérons que cette entente aidera à préserver le modèle des RSGE et permettra aux responsables de poursuivre leur travail essentiel pour l’éducation de nos tout-petits », affirme Réjean Leclerc, président de la FSSS–CSN.

« Pour le Québec, il est primordial d’assurer la pérennité de ce maillon fort du réseau des services de garde à l’enfance et d’éviter le piège de confier ces services au privé, avec les dérapages largement documentés de ce modèle d’affaires », conclut la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

À propos
Le secteur des responsables en service de garde éducatif en milieu familial (RSGE) de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) compte quelque 3000 membres. Avec plus de 145 000 membres, la FSSS–CSN constitue l’organisation syndicale la plus importante dans la santé et les services sociaux au Québec et une organisation incontournable dans le secteur de la petite enfance. La FSSS–CSN est affiliée à la CSN, qui regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

« Grande corvée » économique : la CSN salue le plaidoyer de la mairesse Plante pour la fabrication des nouveaux wagons de métro au Québec

Dans le contexte des menaces tarifaires de Trump, la CSN salue la demande de la mairesse de Montréal, Valérie Plante, de favoriser les emplois au Québec pour remplacer les wagons MR-73, lesquels sont encore utilisés dans le métro de Montréal tous les jours, mais dont la fin de vie utile est imminente.
« C’est une demande que nous avons maintes fois répétée et qui s’avère d’autant plus importante dans le contexte que l’on connaît actuellement et dans la foulée de cette grande corvée souhaitée par le premier ministre Legault. Accélérer les projets de transport en commun en confiant la fabrication et l’entretien à des entreprises de chez nous, comme l’usine de La Pocatière, est un très bon moyen de valoriser notre expertise locale, ainsi que la main-d’œuvre québécoise », affirme Caroline Senneville, présidente de la CSN.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Amazon : la CSN appelle au boycottage de la multinationale américaine

L’intention d’Amazon de fermer ses sept entrepôts au Québec et de céder l’ensemble de ses opérations en sous-traitance ne vise qu’un seul objectif : freiner la campagne de syndicalisation en cours et empêcher la conclusion d’une première convention collective en Amérique du Nord, estime la CSN.

« Personne n’est dupe ! La seule spécificité qui justifierait un modèle d’affaires unique au Québec réside dans la présence d’un syndicat et l’imminence d’une première convention collective, dont le contenu pourrait être tranché par un arbitre dès l’été 2025 », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

En raison de cette motivation profondément antisyndicale qui contrevient à plusieurs articles du Code du travail en vigueur au Québec, la centrale syndicale exhorte les gouvernements du Canada et du Québec, les municipalités ainsi que l’ensemble des organismes publics et parapublics à cesser de s’approvisionner auprès d’Amazon et à mettre fin aux contrats d’infonuagique ou à toute autre forme de contrat avec la multinationale américaine et ses filiales. Ces contrats doivent être réorientés vers des entreprises d’ici, argue la CSN.

La centrale syndicale invite également la population à boycotter la multinationale américaine en cessant d’acheter sur sa plateforme en ligne et encourage les gens à mettre fin à leur abonnement à Amazon Prime.

La population et la classe politique seront invitées à Montréal, le 15 février prochain, pour dénoncer les agissements d’Amazon lors d’une manifestation en soutien aux 4500 personnes mises à pied.

« Une entreprise qui ne respecte pas nos lois ne devrait pas être autorisée à faire des affaires ici. Encore moins à recevoir des contrats publics. De nombreuses entreprises locales ont souffert des bouleversements du secteur de la vente au détail occasionnés par l’arrivée d’Amazon au Québec. Plus de 4500 personnes ont perdu leur emploi. Il est temps de résister à ces nombreux affronts et à soutenir nos commerces locaux. Cessons d’acheter sur Amazon et encourageons nos entreprises d’ici », plaide la présidente de la CSN.

Les 1600 syndicats affiliés à la CSN seront mis à contribution : ils seront appelés à débusquer les contrats signés par leurs employeurs avec la multinationale et à faire pression sur eux afin de sortir Amazon de leur milieu de travail.

Pour plus d’information, consultez www.csn.qc.ca/amazon

 

Recours juridiques

Des recours juridiques seront également entrepris au cours des prochains jours. En raison de l’animus antisyndical motivant le geste brutal posé par Amazon, la CSN demandera au tribunal l’annulation des licenciements collectifs, la réouverture des sept entrepôts et la réintégration des 1700 employé-es d’Amazon, en plus des compensations et des indemnités qui s’imposent.

« Les fermetures annoncées par Amazon ne sont pas de réelles fermetures au sens de la loi, explique Caroline Senneville, puisque jamais Amazon n’a annoncé son intention de cesser de vendre ses produits en ligne auprès de la population québécoise. Ce qu’Amazon pense pouvoir faire, c’est transférer le travail à d’autres acteurs commerciaux et céder à des entités différentes certaines opérations d’entreposage et de livraison. Ce soi-disant « nouveau modèle d’affaires » ne vise qu’à se soustraire à ses obligations, telles qu’elles sont prévues au Code du travail. Le tribunal devra reconnaître qu’un tel stratagème contrevient à la loi et pourra alors ordonner la réintégration des travailleuses et des travailleurs d’Amazon. »

Enfin, soulignons qu’une demande d’arbitrage de première convention a été déposée auprès du ministre du Travail la semaine dernière dans le cadre de la négociation qui a lieu à l’entrepôt DXT4, seul entrepôt d’Amazon syndiqué au Canada. Nonobstant la fermeture présumée du centre de livraison de Laval, des questions relatives à la rémunération rétroactive et au droit de rappel au travail en cas de réouverture doivent être réglées, fait valoir la CSN.

 

À propos

Le 19 avril dernier, la CSN déposait une requête auprès du TAT pour représenter les
230 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, rue Ernest-Cormier à Laval. Au cours des semaines précédentes, un grand nombre de salarié-es avaient rallié leur syndicat. Le 10 mai, le TAT accréditait officiellement le syndicat, reconnaissant qu’une majorité d’employé-es y avaient adhéré. La négociation en vue d’établir une première convention collective a débuté en juillet. 

Rappelons qu’après avoir été condamnée par le TAT pour ingérence et entraves antisyndicales à l’entrepôt YUL2 à Lachine, Amazon subit présentement un procès du même type pour des actions similaires menées à l’entrepôt DXT4 de Laval.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

Entente de principe : la grève est évitée à l’UQAM

Une entente de principe est intervenue dans la nuit de dimanche à lundi entre le Syndicat des professeures et professeurs enseignants de l’Université du Québec à Montréal (SPPEUQAM-CSN) et la direction de l’établissement sur les conditions encadrant l’enseignement en ligne des 2200 personnes chargées de cours, après une fin de semaine intensive de 35h de négociation.

La grève prévue pour lundi matin est ainsi annulée et les cours ont lieu selon l’horaire habituel.

Les membres du Syndicat seront convoqués en assemblée générale dans les prochains jours pour se prononcer sur le contenu de l’entente de principe. D’ici là, aucun détail ne sera divulgué.

À propos

Le Syndicat des professeures et professeurs enseignants de l’UQAM (SPPEUQAM-CSN) fait partie de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN). Il a été fondé en février 1978 sous l’appellation de Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQAM (SCCUQ-CSN). C’était alors le premier syndicat universitaire en Amérique du Nord regroupant des enseignantes et enseignants précaires, c’est-à-dire à contrat, généralement pour un trimestre.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise et elle compte près de 80 000 membres dans le secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur qui sont répartis dans trois fédérations.

La FNEEQ-CSN parle au nom de 80 % des chargé-es de cours des universités québécoises (11 000 membres). Elle regroupe quelque 35 000 membres dans 46 cégeps, 43 établissements privés et 12 universités.

Tarifs de 25 % – Les travailleuses et les travailleurs devront être protégés

La CSN condamne fermement la décision du président Trump d’imposer des tarifs de 25 % sur l’importation de produits canadiens aux États-Unis. Face à cette nouvelle réalité, nos gouvernements devront mettre tout en place afin de minimiser l’impact sur les travailleuses et les travailleurs d’ici. Il faudra que tout soutien aux entreprises serve aussi à protéger les emplois et non à servir les seuls intérêts des dirigeants et des actionnaires. Nos membres, qui travaillent d’arrache-pied pour gagner leur vie et qui contribuent au dynamisme de l’économie québécoise et canadienne, ne doivent pas faire les frais des provocations du président américain ni servir de monnaie d’échange dans cette guerre commerciale. – Caroline Senneville, présidente de la CSN.

La CN2i face à deux avenues

Les travailleuses et travailleurs du Syndicat unifié de la presse écrite régionale (SUPER–CSN) viennent de prendre connaissance de deux avenues de restructurations potentielles dont l’une prévoit la liquidation de la CN2i et le transfert partiel des emplois vers La Presse. Les coopérantes et coopérants devront se prononcer prochainement sur la question.

« Actuellement, il nous manque encore plusieurs informations avant de pouvoir nous positionner sur notre avenir. Ce qui est clair, c’est que nous allons porter la voix de nos membres en veillant à protéger durablement le plus d’emplois aux meilleures conditions possibles, en vertu de nos droits syndicaux applicables », déclare Karine Tremblay, présidente du SUPER–CSN.

« Depuis le début de notre aventure, il y a maintenant six ans, les coopérantes et coopérants se sont donnés corps et âme afin de soutenir notre mission de maintien d’une information régionale forte et présente dans les communautés. Depuis le début, les syndicats sont des partenaires de premier ordre, et en ce sens, nous demeurons donc incontournables dans la transformation actuelle », conclut la présidente du syndicat.

À propos

Le SUPER–CSN regroupe environ 210 membres affiliés à la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN). Il regroupe les travailleuses et travailleurs des journaux Le Soleil, Le Droit, La Tribune, de La Voix de l’Est, du Nouvelliste, du Quotidien et le site Les As de l’info.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de près de 1 600 syndicats, elle défend plus de 330 000 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité sur l’ensemble du territoire. Elle prend part à plusieurs débats de fond de la société québécoise pour une société plus solidaire, plus démocratique, plus équitable et plus durable.

 

 

 

 

Le syndicat adopte ses nouveaux contrats de travail

À l’issue de deux votes secrets tenus ce jeudi 30 janvier, les membres des deux unités du Syndicat des ouvriers du fer et titane–CSN (unité générale et employé-es de bureau) ont accepté à 70 % et à 89,5 % les ententes de principe conclues vendredi dernier.

« Toutes deux d’une durée de trois ans, nos nouvelles conventions collectives prévoient des augmentations salariales de 5,5 % pour la première année, de 3,5 % pour la seconde année et de 3,0 % pour la dernière année. Durant cette négociation, nous avons terminé le processus d’évaluation des emplois et déterminé les ajustements salariaux qui y sont rattachés. Nous avons également obtenu une bonification des primes horaires à 0,60 $ le soir et à 1 $ la nuit. Les augmentations cumulatives atteignent jusqu’à 23 %. Ces conditions salariales sont rétroactives au 1er mai 2024, incluant les diverses primes. Nous avons aussi encadré davantage la sous-traitance grâce à une procédure simplifiée visant à clarifier son utilisation. Cela nous permettra ainsi de rapatrier le travail qui nous appartient, de préciser Luc Desmarais, président du syndicat. Finalement, chaque salarié-e touchera une rétroactivité salariale de 2500 $ pour 2023. »

« Au nom de la FIM, je désire féliciter les comités de négociation et de mobilisation. Avec l’exercice d’évaluation des emplois, la démarche fut longue, mais avec la force et la détermination nécessaires, les membres ont atteint leurs objectifs de négociation et le résultat des votes obtenus nous démontre que c’est à la satisfaction de la majorité des membres des deux unités du syndicat », de souligner Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN).

« Le Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN) ne peut que se réjouir du résultat de cette négociation. Ce fut une opération ardue et grâce au travail accompli, le syndicat a réussi à obtenir des gains à la hauteur des attentes de la majorité de ses membres. Nous sommes fiers de l’appui que nous avons fourni pour la mener à bon terme. Il s’agit là d’une belle démonstration de l’efficacité de la solidarité régionale qui nous anime », ajoute Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN.

« La CSN est fière d’avoir soutenu le travail acharné des comités de négociation et de mobilisation d’un des plus vieux syndicats de Sorel-Tracy. Ça fait près de 75 ans que les travailleuses et les travailleurs de cette importante usine au Québec défendent leurs conditions de travail avec vigueur et rigueur. Au nom de la CSN, je salue votre tradition combative », conclut Caroline Senneville, présidente de la CSN.

Le Syndicat des ouvriers du fer et titane–CSN regroupe près de 900 travailleuses et travailleurs de Rio Tinto Fer et Titane à Sorel-Tracy.

La FIM–CSN regroupe plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de quelque 320 syndicats et provenant de toutes les régions du Québec. Le CCM–CSN rassemble près de 35 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de plus de 225 syndicats provenant de toutes les fédérations de la CSN.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les ASC du SAPSCQ–CSN manifestent partout au Québec

Cette semaine, les agents en services correctionnels (ASC) du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ–CSN) vont manifester aux abords de leurs établissements de détention respectifs.

« À notre table de négociation, l’employeur nous offre actuellement des solutions simplistes qui feraient reculer nos conditions de travail. Rappelons que celles-ci ont durement été négociées et inscrites dans nos dernières conventions collectives. Afin de se donner plus de pouvoir, l’employeur souhaite aussi avoir des droits de gérance touchant les horaires de travail, les ratios de vacances, plus particulièrement l’article 45 qui porte sur la mobilité et les remplacements de postes, ainsi que l’article 30 sur la flexibilité », explique Mathieu Lavoie, président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec–CSN.

Les grandes priorités syndicales demeurent toujours les suivantes : adopter une solution durable aux problèmes récurrents causés par les réquisitions obligatoires qui imposent du temps supplémentaire obligatoire (TSO), obtenir des ressources et des mesures concrètes pour soutenir véritablement celles et ceux qui font face à des enjeux de santé psychologique, la réelle intégration des chefs d’équipe, issus de la classe principale, qui a été négociée lors de la dernière négociation et, évidemment, les clauses à incidences salariales.

« La partie syndicale rejette ces solutions absurdes, très loin de l’innovation que l’employeur dit vouloir mettre de l’avant. Pour le moment, les offres patronales attaquent de plein front nos conditions de travail, ce qui l’éloigne davantage de son souhait d’être un employeur de choix, compétitif et attractif, qui retient les ASC à l’emploi. Nous avons proposé plusieurs solutions en ce sens et nous sommes plus que jamais convaincus que c’est en bonifiant nos conditions de travail, dont nos salaires, que l’employeur atteindra ces objectifs », conclut monsieur Lavoie.

À propos

Le SAPSCQ–CSN est un syndicat autonome affilié à la FEESP–CSN et à la CSN depuis 2006. Il représente plus de 2800 agentes et agents de la paix en services correctionnels répartis dans 18 établissements de détention partout au Québec. La FEESP–CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres qui œuvrent dans le domaine des services publics et parapublics.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Adoption de la dernière offre chez Autobus La Montréalaise, division Montréal

Réunis en assemblée générale ce 25 janvier, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus La Montréalaise–CSN Division Montréal (STTALM–CSN–DM) ont adopté à 70 %, par voie de scrutin secret, la dernière offre de l’employeur.

« Le nouveau contrat de travail de cinq ans prévoit entre 20 et 21 % d’augmentation à la signature, selon le véhicule conduit, le versement d’un montant forfaitaire et la majoration de plusieurs primes. Le salaire horaire d’une chauffeuse ou d’un chauffeur d’autobus régulier est majoré de 4,00 $ l’heure et de 3,66 $ l’heure pour les minibus à la signature. Les salaires seront rétroactifs au 1er juillet 2023 et l’IPC des Centre de services scolaire seront appliqués sur les augmentations de salaire des trois dernières années. Le contrat prévoit également la bonification de 30 % de la rémunération pour les voyages nolisés. Notons également la création de postes réguliers qui sortent plusieurs salarié-es de la précarité », précise Carole Laplante, présidente du secteur transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

« Les travailleuses et les travailleurs de ce syndicat ont obtenu une bonification tout à fait justifiée de leurs conditions de travail. Ils rejoignent ainsi des milliers de salarié-es du transport scolaire qui, grâce à leur mobilisation, ont contribué à améliorer leur niveau de vie dans un secteur qui a longtemps manqué de reconnaissance », ajoute Josée Dubé, vice-présidente de la FEESP–CSN.

« Nous sommes très heureux d’avoir appuyé ces travailleuses et travailleurs qui accomplissent un travail difficile chaque matin alors que des milliers d’élèves doivent se rendre à leur lieu d’apprentissage. La mobilisation de ces conductrices et de ces conducteurs a porté ses fruits et les membres peuvent être fiers d’avoir obtenu de tels gains », souligne Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

« La CSN est très fière d’avoir soutenu la lutte de ces femmes et de ces hommes qui se sont mobilisés pour obtenir leur dû. Chaque gain dans le transport scolaire contribue à une hausse générale des salaires dans ce secteur. Nous espérons vivement que ces hausses mettront éventuellement un terme aux nombreux bris de service, conséquence des trop bas salaires offerts durant des années aux conductrices et aux conducteurs de véhicules scolaires », conclut Caroline Senneville, présidente de la CSN.

À propos

Le STTALM–CSN–DM regroupe 30 membres qui sont sans contrat de travail depuis le 30 juin 2023. La FEESP–CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble tous les membres de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

 

 

 

 

La CSN dénonce vivement les fermetures sauvages d’Amazon au Québec

C’est par un simple courriel de l’un des avocats d’Amazon que la CSN et le syndicat représentant les 300 employé-es du centre DXT4 à Laval ont appris, tôt ce matin, la fermeture définitive de l’ensemble de ses entrepôts ainsi que sa volonté de céder la totalité de ses opérations au Québec à des sous-traitants.

« Cette décision n’a aucun sens », s’offusque la présidente de la CSN, Caroline Senneville. « Ni sur le plan des affaires, ni sur le plan opérationnel. Amazon, l’une des compagnies les mieux intégrées entre le clic d’une souris et la livraison à domicile, confierait à une tierce partie l’ensemble de ses opérations d’entreposage et de distribution sur l’ensemble du territoire québécois ? Il y a des limites à nous prendre pour des valises. C’est tout le contraire du modèle développé par Amazon. »

En fait, rappelle la présidente de la CSN, la seule spécificité du Québec réside dans la présence d’un syndicat officiellement accrédité, le seul au Canada.

« C’est une gifle pour tous les travailleuses et les travailleurs du Québec, poursuit la présidente de la CSN. Depuis le début de notre campagne il y a trois ans, Amazon a tout fait pour empêcher la syndicalisation de ses employé-es : campagne de peur, messages antisyndicaux, contestation du Code du travail, congédiements déguisés… Et aujourd’hui, on apprend que la multinationale préfère se retirer du Québec plutôt que de respecter son obligation à s’entendre sur une convention collective ? C’est totalement inacceptable. »

La CSN rappelle que les travaux devant mener à une première convention collective progressaient à l’entrepôt DXT4. Malgré les blocages d’Amazon, le syndicat était sur le point de déposer une demande d’arbitrage de convention collective, une disposition prévue au Code du travail du Québec.

« Il ne fait aucun doute que les fermetures annoncées aujourd’hui relèvent d’une campagne antisyndicale menée contre la CSN et contre les employé-es d’Amazon. Il s’agit d’un geste qui est contraire aux dispositions du Code du travail que nous combattrons fermement. La CSN n’abandonnera jamais sa mission de syndiquer le monde et de défendre les droits des travailleurs et des travailleuses, peu importe la multinationale qui se dresse devant nous – et peu importe la stratégie antisyndicale qui est utilisée. Et nous accompagnerons les salarié-es de DXT4 dans l’ensemble des démarches et des contestations qui devront être entreprises au cours des prochains jours », déclare Caroline Senneville.

Rappelons qu’après avoir été condamnée par le Tribunal administratif du travail (TAT) pour ingérence et entraves antisyndicales à l’entrepôt YUL2 à Lachine, Amazon subit présentement un procès du même type pour des actions similaires menées à l’entrepôt DXT4 de Laval.

 

À propos

Le 19 avril dernier, la CSN déposait une requête auprès du TAT pour représenter les 230 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, rue Ernest-Cormier à Laval. Au cours des semaines précédentes, c’est en grand nombre que les salarié-es avaient rallié leur syndicat. Le 10 mai, le TAT accréditait officiellement le syndicat, reconnaissant qu’une majorité d’employé-es y avaient adhéré. La négociation en vue d’établir une première convention collective a débuté en juillet. 

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.