Budget du Québec 2010-2011 — Analyse de la CSN

Se donner le Québec qu’on veut

Le budget 2010-2011 du gouvernement Charest ne marque rien de moins qu’une rupture du pacte social liant les Québécoises et les Québécois et leur gouver­nement.

Dans le but de retrouver l’équilibre budgétaire en 2013-2014 et de réduire le fardeau de la dette à long terme, le gouvernement s’éloigne considérablement des valeurs et des principes qui sont au centre de l’action de l’État québécois depuis des décennies, en ayant davantage recours à des taxes et tarifs régressifs ainsi qu’en réduisant fortement la croissance des dépenses de programmes sans égard aux besoins de la population.

Tout en se réclamant des artisans de la Révolution tranquille, le gouvernement Charest se fait plutôt le fossoyeur des valeurs fondamentales qui sont à la base du Québec moderne, telles que l’égalité des chances, l’égalité devant la maladie et la progressivité du régime fiscal.

Logo Acrobat ReaderTélécharger le document complet >>

 

Finances publiques

Taxer les transactions financières

Les dirigeants du G20 vont se réunir en juin prochain à Toronto. Le Fonds monétaire international doit y déposer une étude en vue d’envisager « la manière dont le secteur financier pourrait assurer une contribution forte et substantielle au financement des charges liées aux interventions que les gouvernements ont mises en œuvre pour remettre en état le système bancaire ». La Confédération syndicale internationale (CSI) dont fait partie la CSN, mène actuellement une campagne pour l’adoption d’une taxe sur les transactions financières qui pourrait générer des recettes importantes.  >>

Budget du Québec 2010

Un budget pour l’agenda des lucides et à l'encontre des valeurs québécoises  Lire la suite >>

Critique de la CSN sur les travaux du comité consultatif

Fascicule 1 >>       Fascicule 2 >>        Fascicule 3 >>

Se donner le Québec qu’on veut !

Claudette Carbonneau, présidente de la CSNAu début du mois de mars, le gouvernement fédéral déposait un budget où l’on retrouve les pires obsessions conservatrices. Le retour à l’équilibre budgétaire devient un dogme qui se concrétise par des coupes colossales dans les dépenses publiques et dans le rôle de l’État. Malgré le ralentissement économique toujours présent, le gouvernement fédéral persiste dans sa volonté de réduire les impôts des particuliers et des sociétés, y compris ceux des pétrolières et des financières.   Lire la suite >>

Fil RSS des actualités CSN au sujet des finances publiques >> 

Mémoire de la CSN, consultations prébudgétaires de la ministre des Finances du Québec (pdf) >>

Dessin
 
 
La fiscalité pour les nuls

À quoi servent les impôts ? 

Depuis des années, on nous répète que les impôts et les taxes sont trop élevés au Québec. Le gouvernement Charest fait une obsession de les réduire au niveau de la moyenne canadienne. Ceux qui tiennent ce discours font preuve de mauvaise foi. Ils ne disent jamais que les contributions fiscales plus élevées des Québécoises et des Québécois leur servent à se donner une gamme de services publics et de programmes sociaux supérieure à ce qui existe ailleurs au Canada (services de garde à contribution réduite, congés parentaux, frais de scolarité accessibles, assurance médicaments, etc.) 
Télécharger le PDF  >> 

 

Dessin

Comparaisons internationales

Payons-nous réellement plus qu'ailleurs ?

Les pays de l’Europe des 15 ont généralement les niveaux de recettes fiscales les plus hauts. Ils se démarquent des pays à faible fiscalité, comme les États-Unis (28 %), le Japon ( 27,9 %) et le Canada (33,3 %). Le Québec se situe dans une position intermédiaire avec un ratio de 38,2 % en 2006.
Téléchargez le PDF >>

 
 
 
La dette publique

Quelle est la situation ?

Le gouvernement du Québec a une dette nette en 2009-2010 ayant le même poids relatif dans l’économie que celle de 2001-2002. Ce n’est pas la catastrophe.
Télécharger le PDF >>

 

 

À consulter

  • Le site Web Économie autrement >> se veut un lieu de débats ouvert aux alternatives sociales. Vous y trouverez une analyse autre que celle mise de l'avant par le gouvernement du Québec sur les finances publiques. Le site a pour première mission de favoriser la mise en lien et le rapprochement des économistes œuvrant dans toutes les sphères de la société québécoise, qui considèrent urgent de modifier la manière dont les débats économiques se déroulent.
  • L’Institut de recherche en économie contemporaine, l’IREC, vient de dévoiler un rapport très critique en réponse aux trois fascicules du gouvernement. Lire le rapport >>