« Depuis le jugement Chaoulli, l'ouverture à un financement privé et le soutien à la mise en place de structures privées parallèles de soins s'accélèrent. » Médecins québécois pour le régime public, Le Devoir, le 21 novembre 2008 | « L'entente conclue entre l'hôpital du Sacré-Cœur de Montréal et la clinique privée Rockland MD respecte mal les droits, la sécurité et la confidentialité des patients. » Raymonde Saint-Germain, protectrice du citoyen, La Presse, 21 octobre 2008 |
« L'Institut économique de Montréal (IEM) a commandité des sondages Léger Marketing de façon récurrente pour mesurer à quel point la population est ouverte à l'idée d'un financement privé des soins de santé. Dans ses communiqués de presse, l'IEM se montre ouvertement en faveur d'un accroissement de ce financement privé. Les sondages sont utilisés à des fins politiques, comme un outil pour générer de la publicité. » Damien Contandriopoulos et Henriette Bilodeau, respectivement du Département de la santé de l'Université de Montréal et du Département d'organisation et ressources humaines de l'UQAM, La Presse, le 20 octobre 2008 | « Le promoteur américain d'un projet d'hôpital privé en Colombie-Britannique menace de poursuivre le Canada pour 160 millions $US en vertu de l'ALENA. » Éric, Desrosiers, journaliste, Le Devoir, le 1er octobre 2008 |
« Nous avons affaire ici à une stratégie pour mettre en place un système de santé privé parallèle. Or, le gouvernement Charest n'a aucun mandat en ce sens. Aucune légitimité pour ce faire. S'il veut confier au privé des pans entiers de notre système public de santé, il doit d'abord obtenir l'assentiment de la population québécoise, au terme d'un large débat public. » » Bernard Drainville, Député de Marie-Victorin, Le Devoir, 25 septembre 2008 | « Le privé prendra de plus en plus de place dans le réseau de santé montréalais. » David Levine, PDG de l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, La Presse, 24 septembre 2008 |
« Le Canada, avec 70 % des soins payés par l'État, est l'un des pays de l'OCDE, avec les États-Unis, qui accordent le plus de place au financement via des assurances privées ou de la poche des citoyens. En Europe, les soins sont couverts de 80 à 90 % par l'État. » Monique Bégin, Commission des déterminants sociaux de la santé, OMS, Le Devoir, le 15 septembre 2008 | « La loi 33 est une erreur ! En prétendant réaffirmer le rôle du public dans le système de santé québécois, la loi a ouvert la porte au privé par la porte d'en arrière, et tout cela, alors que le système vit une grave crise de pénurie de médecins et d'infirmières. » Dr Réjean Hébert, doyen de la faculté de médecine et des sciences de la santé, Université de Sherbrooke, Le Devoir, le 13 septembre 2008 |
| «Il y a beaucoup de profits à faire dans la santé et il est clair qu'il existe présentement une offensive politique de la part de personnes qui ont senti l'odeur de l'argent et qui souhaitent avoir leur part du gâteau. » Nicolas Marceau, Professeur au département des sciences économiques, Université du Québec à Montréal, Le Devoir, le 13 septembre 2008 | « Ce que l'on est en train de faire, c'est de s'assurer que, là où c'est viable et rentable, on donnera des contrats à des hôpitaux privés, car c'est de ça dont il s'agit lorsque l'on parle de centre médical associé. » Marie-Claude Prémont, spécialiste de la gestion de la santé et professeure de droit à l'ENAP, Le Devoir, le 13 septembre 2008 |
« Où sont les défenseurs de notre système de santé public, universel et gratuit d'accès ? Pas au Parti libéral du Québec ni au Parti québécois. Les deux laissent leurs anciennes vedettes préparer la fin d'un système public qui a très bien fonctionné pendant quelques décennies et qui continuerait à très bien fonctionner si le Québec lui donnait l'appui nécessaire. » Mary Soderstrom, Le Devoir, Lettres, 9 septembre 2008 | « Le gouvernement de Jean Charest n'est-il pas en train d'appliquer aux citoyens québécois la stratégie de la grenouille ? On apprend en effet en management qu'un changement introduit par petites doses est plus facile à réaliser, à l'instar de la grenouille qui, baignant dans une eau qui chauffe progressivement s'y habitue tellement qu'elle finit par mourir dans l'eau bouillante. Ainsi M. Charest (et son ex-ministre de la Santé Philippe Couillard) ne veulent-ils pas faire "passer la pilule" aux citoyens québécois en greffant un régime privé de santé sur le système public, et ce, en l'administrant par "petites doses" ? » Mustapha Mettache, professeur au département des relations industrielles, Université Laval, Le Devoir, Idées, 9 septembre 2008 |
« Le CHUM s'apprête à conclure une entente avec le Groupe santé Sedna, présidé par Michel Clair, afin de créer une clinique privée qui offrira les soins, l'enseignement et la recherche en ophtalmologie en lieu et place du CHUM, a appris Le Devoir. » Kathleen Lévesque, journaliste, Le Devoir, Actualités, 6 septembre 2008 | « L'arrivée de cliniques privées autour du CHUM est le pire des scénarios qui pouvaient arriver. Qu'un hôpital universitaire soit si ouvert au privé est inquiétant. On va faire du profit sur le dos de gens malades ! » Claudelle Cyr, porte-parole de la Coalition Solidarité Santé, La Presse, Actualités, 5 septembre 2008 |
« L'annonce du lundi 18 août de M. Philippe Couillard, concernant son association à un fonds d'investissement privé en santé, nous laisse perplexe, notamment sur toute la question entourant l'éthique de cette personne, qui a agi pendant plusieurs années comme ministre de la Santé. » Gaétan Châteauneuf, Le Devoir, Éditorial, 28 août 2008 | « Les défenseurs du système public, notamment les 30 premiers signataires de la déclaration du MQRP et la centaine d'autres qui s'y sont ajoutés cette semaine, voient de jour en jour leurs craintes reposer sur des faits et non sur une idéologie. » Jacinthe Tremblay, Le Devoir, Perspectives, 23 août 2008 |
« Abus de pouvoir ? Abus de confiance ? Philippe Couillard doit s'expliquer. » Jean-Marc Salvet Le Soleil, Éditorial, 23 août 2008 | « […] deux jours avant que les médias ne nous apprennent que M. Couillard s'apprêtait à quitter son poste, il a adopté le 18 juin 2008 un décret concernant le règlement qui lève presque toute limite et vise à permettre aux centres médicaux spécialisés de pratiquer tous les actes chirurgicaux. Le règlement, publié au coeur de l'été, le 9 juillet dernier, entrera en vigueur 180 jours plus tard. Il relègue aux oubliettes la limite des trois actes prévus à la loi. » Marie-Claude Prémont, Professeure de droit à l'ENAP Le Devoir, Idées, 21 août 2008 |
« La veille de sa quasi-annonce de départ, il s'était assuré que le règlement de la loi 33 qui va baliser et renforcer le statut du privé pour une cinquantaine de chirurgies soit adopté. Ça confirme les circonstances troublantes de son départ. » Bernard Drainville, porte-parole du Parti québécois en matière de santé La Presse, 20 août 2008 | « Comment se fait-il qu'un ministre ayant eu un cabinet aussi important, faisant partie de toutes les discussions, un ministre qui possède des informations privilégiées puisse galvauder ses connaissances privilégiées ? » France Pelchat, Saint-Adrien-d'Irlande Le Soleil, Éditorial, 20 août 2008 |
« Le gouvernement Charest peut-il nous garantir l'intégrité du ministre dans toute prise de décision où le privé était impliqué ? Bien sûr que non. » André Dorion, Gatineau Le Droit, Forum, 20 août 2008 | « Honte à vous Dr. Couillard ! Dans quelques années, lorsque notre système de santé sera entièrement privatisé, j'aurai une pensée pour vous ! » Jean Guy Desharnais, Sainte-Agathe-des-Monts, La Presser, Forum, 20 août 2008 |
« […] le docteur Philippe Couillard, ayant abandonné sa carrière politique pour "relever de nouveaux défis", ne s'est pas joint à Médecins sans frontières ou à l'Organisation mondiale de la santé. « Il "s'associe au groupe Persistance Capital Partners, un fonds lié au Groupe Santé Medisys". Tout s'éclaire. » Jean Du Berger, Québec Le Devoir, Éditorial, 20 août 2008 | « Voilà dévoilée la vraie image du bon docteur Couillard: un ardent défenseur de la privatisation de notre système de santé. » Gaétan Fontaine, Montréal Le Devoir, Éditorial, 20 août 2008 |
« C'est payant de vendre notre système de santé au privé, surtout quand on peut bénéficier soi-même des profits qui se feront sur le dos des malades et des plus pauvres. Ne soyons pas dupes ! Malgré ce que pouvait en dire M. Couillard, le privé n'aide pas le public; sa mission c'est de faire du fric ! » Marie Bergeron La Presse, Forum, 19 août 2008 | « Que M. Couillard ait quitté son poste de ministre de la Santé pour se joindre à une entreprise privée n'a rien d'exceptionnel. La plupart des anciens politiciens retournent au secteur privé après leur passage en politique. Mais en ces temps d'incertitude où les gouvernements ne savent plus où donner de la tête pour faire face aux coûts croissants d'une machine aussi complexe, on ne peut pas faire autrement que de lire dans ce transfert particulier un autre signe de la menace de privatisation des soins encore plus poussée qui pèse sur le régime. » Jean-Robert Sansfaçon, Le Devoir, Éditorial, 19 août 2008 |
« Que l'ancien ministre de la Santé passe au privé, bon, ce n'est pas une grosse nouvelle. En fait, ce n'est pas une nouvelle du tout, on savait qu'il prendrait cette voie. Philippe Couillard avait indiqué qu'il ne reprendrait pas son bistouri et il n'allait tout de même pas devenir directeur d'un CLSC. Ce qui surprend — ce qui choque, même — c'est le choix de son nouvel employeur et la rapidité avec laquelle il passe de gardien du système public à gestionnaire au privé. » Vincent Marrisal La Presse, Actualités, 19 août 2008 | « Derrière le recrutement de Philippe Couillard par PCP, il y a une question de marketing. L'ex-ministre a manqué à son devoir de réserve. » Claudette Carbonneau, présidente de la CSN La Presse, Actualités, 18 août 2008 |
« Les soins de santé ont un coût, mais la santé n'a pas de prix. Nous ne pouvons souscrire à un régime à deux vitesses qui ne fera qu'enrichir les compagnies d'assurances. Avant l'instauration d'un système public, l'endettement pour les soins de santé était la principale cause de faillite personnelle au Québec. » Claudelle Cyr, Coalition Solidarité Santé, 18 août 2008 | «L'accès au service médical doit toujours être basé sur la nécessité et non sur la capacité de payer.» Dr Maurice McGregor, ancien doyen de la faculté de médecine de l'Université McGill Le Devoir, 18 août 2008 |
« Changement important dans l'approche des partenariats public-privé (PPP) québécois en santé : le centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) qui desservira les malades du Centre de la santé et des services sociaux (CSS) Champlain, en Montérégie, demeurera la propriété du partenaire privé au terme de l'entente de 25 ans le liant aux autorités publiques. Ce modèle vaudra pour tous les futurs établissements du genre, a appris Le Devoir. » Jacinthe Tremblay, journaliste, Le Devoir, 17 juillet 2008 | « C'est le premier PPP québécois en santé qui, en plus de transférer la responsabilité des infrastructures et de leur entretien au partenaire privé, lui confiera entièrement les soins et les services aux bénéficiaires. » Hugo Delaney, directeur des communications, APPPQ, Le Devoir, Actualités, 28 juin 2008 |
« S'assurer est devenu carrément trop onéreux pour certains membres. » Marc Grégoire, président de la SARTEC, La Presse, 16 avril 2008 | « Dans le rapport Rochon, le système de santé était encore considéré comme une ressource collective au service du bien commun. Dans le récent rapport Castonguay, les soins de santé sont maintenant considérés aussi comme des biens de consommation. » Hélène Leclère, médecin à la retraite, Le Soleil, Opinions,1er avril 2008 |
« Le retour en force du privé entraîne l’impossibilité d’un monde commun […] Plus les institutions privées pénètrent le champ de la santé, plus les aspirations à la participation citoyenne s’amenuisent […] Le privé, ce qu’il fait quand il introduit, entre autres, l’accès à des assurances privées pour ceux qui ont des moyens, c’est qu’il crée des clans dans la société, qui vont se protéger […] Et ça ne sera pas très long avant que ceux qui vont se munir d’assurances privées vont refuser de payer des impôts. C’est évident ! Pourquoi ils paieraient à deux places ? » Loraine Guay, militante, Blog d'Actualité Citoyenne, 24 mars 2008 | « Il y a des combats qu’il faudra toujours recommencer pour éviter les retours en arrière. » Lorraine Guay, militante, L’Aut'Journal, 17 mars 2008 |
« Le rapport Castonguay n'est rien de moins que le prolongement de la volonté de certaines personnes d'instaurer un système de santé privé au Québec. » René Charest, porte-parole de la Coalition Solidarité Santé, La Presse Canadienne, 15 mars 2008 | « Les femmes ont tout avantage à voir le régime public d'assurance maladie s'améliorer, plutôt que d'être réduit. » Lucie Dagenais, texte tirée d'une présentation faite à l'hôpital Sacré-Cœur 7 mars 2008 |
« Que ce soit en amont ou en aval de la santé collective, on peut être sûr que l'industrie fera toujours passer le capital financier avant le capital humain. » France Durand, infirmière, Le Soleil, 11 mars 2008 | « Nous ne croyons pas qu'il faille élargir la place du privé d'autant que l'accroissement constant de la proportion du privé au cours des dernières années n'est pas venu résoudre les problèmes de notre système de santé. C'est pourquoi nous sommes opposés à l'élargissement des assurances privées dans la santé et au décloisonnement de la pratique médicale.» Bernard Drainville, député de Marie-Victorin et porte-parole du Parti québécois en matière de santé Le Devoir, 3 mars 2008 |
« Le système de santé du Canada n'est pas un poids, mais un atout économique, que le pays ne devrait pas oser perdre, aujourd'hui plus que jamais, disait-il. Dans une ère de mondialisation, nous avons besoin de tout avantage comparatif et compétitif que nous possédons. Et les fondements de notre système de santé constituent l'un de ces avantages. » Charles Baillie, ex-président de la banque Toronto-Dominion, La Presse, 28 février 2008 | « Notre système de santé universel, gratuit et public, les Québécois y tiennent mordicus, car ils savent que l'égalité devant la maladie est un fondement de la justice sociale et qu'un système de santé privé à l'américaine est un désastre et une honte. » Claude Généreux, secrétaire-trésorier national, Syndicat canadien de la fonction publique du Québec (SCFP), Le Soleil, 22 février 2008 |
« La sous-traitance des soins de santé dans des cliniques privées a nui au réseau de santé public en Grande-Bretagne. Cinq ans après la mise en oeuvre de ce programme en Grande-Bretagne, le bilan est pitoyable. […] les informations disponibles montrent clairement un échec. » Allyson Pollock et Sylvia Godden, Université d'Édimbourg, British Medical Journal, 22 février 2008 | « Dans ce dossier-là, on a tordu le bras au Ministère... On a dit au ministre : tu veux ouvrir un centre associé, tu vas t'assurer avant que, du côté anesthésique, les services soient mis à niveau à Sacré-Cœur. C'est la game qu'on a jouée là-dedans... Mon opinion personnelle, c'est que si tout pouvait être fait dans le système public, ça devrait être fait dans le public. » Dr Pierre Fiset, président de l'Association des anesthésistes du Québec, La Presse, 21 février 2008 |
« Il y a déjà un manque de ressources dans le réseau public. Alors si on permet aux médecins de travailler dans les deux réseaux, cela veut dire une diminution du temps consacré par les médecins au réseau public. Et imaginez la complexité de la gestion de ces quotas. Qui va les faire respecter? Cela signifie des coûts administratifs énormes, qui seraient imputés au système public. » Marie-Claude Prémont, professeur de droit à l'École nationale d'administration publique et juriste spécialisée en droit de la santé, La Presse, 19 février 2008 | « L'ouverture au privé n'est pas une solution, et il faut même s'empresser de colmater les brèches pratiquées au cours des dernières années. Notre système public est le plus équitable et le plus efficace. C'est le meilleur moyen d'en avoir pour notre argent. » Dr Réjean Hébert, doyen de la faculté de médecine et des sciences de la santé de l'Université de Sherbrooke, opinion publiée dans Le Devoir, 21 février 2008 |
« La logique utilisateur-payeur introduit au sein même du système public des façons de faire et des méthodes de gestion propres au secteur privé, et qui sont en rupture avec le principe d'universalité des soins de santé. » Guillaume Hébert et Jean-françois Landry, chercheurs à l’IRIS opinion publiée dans La Presse, 21 février 2008 | « On ne peut accepter la généralisation d'une assurance privée qui doublerait l'assurance publique et ferait en sorte que des gens auraient accès à des services auxquels de moins fortunés n'auraient pas accès. » Dr Réjean Hébert, doyen de la faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke, La Presse, 20 février |
« […] la lutte pour un système public de santé et pour la préservation des ressources humaines et financières […] est un combat essentiel. Il ne faut pas laisser l'État et le ministère de la Santé et des Services sociaux nourrir les ambitions des vautours qui flairent la bonne affaire. L'heure est à la mobilisation. » Henri Lamoureux, écrivain et socioéthicien opinion publiée dans La Presse, 20 février 2008 | « Je trouve que le rapport prend un virage radical vers la droite en augmentant les coûts pour les plus démunis. » Marc-André Lemay opinion publiée dans La Presse, 20 février 2008 |
« Il n'y a pratiquement que les organisations syndicales qui comprennent bien les tenants et les aboutissants de ces tentatives périodiques de "Requin international". Les organisations syndicales ne pourront pas faire cette bataille seules, il va falloir absolument trouver une façon de sensibiliser, réveiller et secouer la population. » L. Thériault opinion publiée dans La Presse, 20 février 2008 | « Parce que la vérité, c’est qu’une compagnie d’assurance fait de l’argent de deux façons. Un, en investissant les sommes colossales qu’on lui confie. Deux, en refusant de payer des réclamations. Ce qui nous amène au rapport Castonguay sur la place du privé dans le système de santé. C’est un dossier compliqué, des tas de génies l’ont commenté, alors je vous dirai seulement ceci : j’haïs les compagnies d’assurance. » Patrick Lagacé, journaliste à La Presse bloque sur Cyberpresse, 19 février 2008 |
« Le privé n'ajoute aucun nouveau médecin ou infirmière au système. Ça ne fait que les déplacer du public au privé. Nous ne sommes pas dans les temps bibliques ou il était possible de multiplier les pains et les poissons. Le privé ne fait qu'empirer la situation déjà critique qui existe dans nos institutions publiques et ça rend encore plus difficile votre recherche d'un médecin de famille qui acceptera votre carte d'assurance-santé. » Docteur André Sylvestre, Le Devoir, 18 février | « L'augmentation du recours au privé risque d'accentuer les inégalités de santé, d'entraîner des coûts administratifs plus élevés, de causer un problème de coordination et de déstabiliser l'ensemble du système. » Docteur Richard Lessard, directeur de santé publique pour Montréal, La Presse, 14 février |
« L'annonce de l'ouverture de la clinique privée associée à l'hôpital Sacré-Cœur a de quoi faire sursauter. S'il est vrai que ce genre de cas est appelé à se généraliser, on peut dire que le pire s'en vient. » Ronald Collette, Boucherville, Métro (Montréal), Courrier des lecteurs, 12 février | « Je déplore l'entente entre la clinique RocklandMD et l'hôpital Sacré-Cœur. Les données des recherches en santé publique permettent de conclure que les services privés parallèles nuisent à l'accessibilité aux soins de santé. . » Martin Patenaude-Monette, La Tribune de Sherbrooke, Opinions, 12 février |
« Quand on observe les différents pays qui ont privatisé une partie de leur système (de santé) rien ne nous encourage à faire de même. En Australie, par exemple, la privatisation a fini par coûter 1,3 MM $ à l'Etat. En Angleterre, le système public s'est dégradé à cause de l'arrivée du privé. Partout en Europe on voit que les coûts d'administration des assurances privées sont systématiquement plus élevées que celles des assurances publiques, sans compter qu'elles exigent de plusieurs médecins qu'ils se livrent à des tâches administrative.» Jean-François Landry chercheur à l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS), 11 février 2008 | « Un système de santé public est un excellente façon de redistribuer la richesse. Le privé ne fera que drainer nos ressources. » Dr. Michel L’Étoile, praticien en médecine familiale, La Gazette de la Mauricie, 22 janvier 2008 |
« Les Québécois ont beau "chialer" allègrement contre leur système de santé, ils sont 93 % à se dire satisfaits (33 %) ou très satisfaits (60 %) des services reçus. Un sondage de l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) réalisé auprès de plus de 38 000 personnes révèle un contraste majeur entre le discours ambiant et l'expérience des principaux intéressés. Ce sondage a été mené à la demande du ministère de la Santé et des Services sociaux et des agences de santé. Il doit servir à améliorer la qualité des services. » Ghyslaine Neill, coordonnatrice de l’enquête, Le Soleil, 11 janvier 2008 | « Une salle d'opération, c'est 1000 chirurgies par année. Il aurait suffit d'activer l'une des deux salles "dormantes" de Sacré-Cœur pour traiter les 300 patients qu'on va maintenant transférer à RocklandMD. » Bernard Drainville, lettre d'opinion du député de Marie-Victorin et pote-parole en matière de santé pour le Parti québécois. |
« À quoi s’attendre d’un tel comité lorsque l’on connaît les liens étroits entre Castonguay et l’industrie de l’assurance privée au Québec. Inutile de rappeler que les assureurs se frottent les mains à l’idée de voir de plus en plus de services de santé passer au secteur privé et donc éligibles à une "couverture" d’assurance privée. » Michel Quijada, lettre ouverte du président du Conseil central de l’Outaouais CSN | « Ouvrir la porte à de nouvelles assurances ne fera qu'augmenter la pénurie de personnels. Les professionnels sont attirés par des cliniques privées qui offrent des conditions de travail plus avantageuses (travail de jour, la semaine) rendues possible par la capacité de payer de leur clientèle et par le fait qu'ils ne prennent que des cas légers. » Claudette Carbonneau, présidente de la CSN La Tribune, 5 décembre 2007 |
« En introduisant plus de privé dans le système de services, on vient transformer sa nature comme outil de protection sociale; on atteint aussi un droit social du citoyen pour le transformer graduellement en bien de consommation. » Les directeurs de la santé publique du Québec, La Presse, 4 décembre 2007 | « Les syndicats ne sont les seuls à s'opposer au "privé-privé". Les associations patronales ne montent pas aux barricades, mais elles verraient également d'un très mauvais œil la prolifération d'assurances duplicatives, qui auraient rapidement pour effet de faire augmenter les coûts de main-d'œuvre. » Michel David, chroniqueur Le Devoir, 27 novembre 2007 |
« La principale limite du privé est qu'il ne répond qu'à quelques besoins ciblés. Dans ce genre de cliniques, on donne des services diagnostiques souvent inutiles ou alors une batterie de tests superflus. Mais une fois que la personne est malade, les services ne suivent plus et c'est au public de prendre le relais. » Dre Saideh Khadir, Urgentologue à l'hôpital Saint-Luc du CHUM, Le Devoir, 24 novembre 2007 | « Je pense qu'en ce qui a trait à l'art de la médecine, il ne devrait pas y avoir de contraintes dans l'esprit du médecin. Quand il y a un retour sur capital à assurer ou quand le patient devient une source de revenus, ça cause des dérapages. » Henri Elbaz, directeur général de l'Hôpital général juif de Montréal, Le Devoir, 23 novembre 2007 |
« Notre but, c'est d'améliorer le système de santé public. On a un système public auquel on tient. On y croit car, pour nous, c'est la principale voie de traitement des patients québécois. Ça doit rester universel et accessible à tous. Le système public auquel on tient, mettons-le à niveau. C'est une corvée qu'on a à faire. Ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain. » Dr Pierre Fiset, président de l'association des anesthésistes La Presse, 22 novembre 2007 | « La conclusion des gens qui étaient au Sommet, c'est de dire : il y a encore quelque chose à faire avec le système public. Regardons d'abord ce qu'on peut faire et comment on pourrait réviser des choses qui n'ont pas été révisées depuis des années. » Dr Yves Lamontagne, président-directeur général du Collège des médecins du Québec, Le Devoir, 21 novembre 2007 |
« De toutes les provinces canadiennes, c'est le Québec qui se montre le plus pingre en matière de dépenses publiques de santé. » Claude Picher, chroniqueur La Presse, cahier Affaires, 20 novembre 2007 | « La situation prend de l'ampleur et c'est très inquiétant. Les millions de dollars qui sont versés aux infirmières privées devraient plutôt être payés à des employées du réseau public. D'autant plus que les infirmières privées coûtent beaucoup plus cher. » Monique Bélanger, présidente de la Fédération de la santé du Québec (FSQ), La Presse, 20 novembre 2007 |
« Nous n'avons pas besoin de recourir au privé pour résoudre les problèmes de ce système. On peut trouver des milliards de dollars dans une meilleure utilisation du personnel médical, dans l'arrêt de la surconsommation des médicaments et dans un meilleur mode de vie. » Pierre-André Julien, professeur émérite, à l’Université du Québec à Trois-Rivières, Le Devoir, 20 novembre 2007 et Le Nouvelliste, édition week-end, 10 et 11 novembre 2007 | « Un mythe tenace a pénétré les consciences, celui que seul le secteur privé peut innover. On fait plutôt aujourd'hui la démonstration du contraire. Les expériences décrites [dans notre rapport] produisent des gains à tous les niveaux : productivité, ajustement de l'offre à la demande de soins, meilleur contrôle des coûts, satisfaction des professionnels et des patients et suivi optimal de la qualité des soins. » Dr Michael Rachlis, Médecins canadiens pour le régime public, Le Devoir, 16 novembre 2007 |
« Quand on se compare aux autres, le moins qu'on puisse dire, c'est que le privé au Canada est déjà très présent. On ne peut pas dire qu'on a un système outrageusement public. » André-Pierre Contandriopoulos, professeur en administration de la santé, Université de Montréal, La Presse, 14 novembre 2007 | « De grandes études comparatives montrent que les hôpitaux qui n'ont pas un but lucratif sont significativement meilleurs. Le public est largement supérieur au privé, quelle que soit la situation! C'est un mythe que de penser que le système public gaspille de l'argent dans une lourde structure administrative. » Damien Contandriopoulos, Groupe de Recherche interdisciplinaire en santé (GRIS) de l'Université de Montréal. Cahier spécial santé, Le Devoir, 10 novembre 2007 |
« On parle aussi d'un recours accru aux assurances privées - un miroir aux alouettes qui, tel Moïse devant la mer Rouge, séparera les patients entre l'assuré et le non-assuré. Le premier verra un médecin plus vite. Mais dès qu'on lui diagnostiquera une bibitte exigeant des soins coûteux, le piège à cons se refermera sur lui. Pour protéger ses profits, la compagnie deviendra séraphine, dictera quel médecin il peut voir, combien de fois et à quelle procédure il aura droit ou non! S'il vieillit, plus à risque, ses primes grimperont. S'il vient à coûter trop cher à la compagnie, il sera désassuré. » Josée Legault Voir, le 8 novembre 2007 | « Le gouvernement libéral a nommé M. Castonguay, qui est un tenant du privé, à la tête d’un groupe de travail sur le financement de la santé. On sait très bien que son rapport est écrit d’avance et qu’il va tenter d’aller vers le secteur privé. » Donald Rheault, président du Conseil central Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec, Radio-Canada, 6 novembre 2007 |
« On constate une offensive orchestrée vers le privé. Après l'hôpital du Sacré-Cœur à Montréal, La Presse rapportait hier que le CHUM lorgne aussi du côté du privé pour faire traiter certains patients. » Claudette Carbonneau, présidente de la CSN, Le Soleil, 5 novembre 2007 | « La journée où on ouvrira [le secteur de la santé] au privé, on aura du mal à s'arrêter. Les forces du marché sont là, il y a du monde qui veut faire de la "business" dans la santé parce que c'est payant, autant sur le plan des assurances que des cliniques privées. » Henri Massé, président de la FTQ, Journal Métro, 5 novembre 2007 |
« On assiste à un effort concerté de certains milieux pour changer en catimini le système de santé tel qu'on l'observe aujourd'hui et introduire des éléments du système de santé privé, donc d'un système de santé à deux vitesses. » Amir Khadir, porte-parole de Québec solidaire, Le Devoir, le 5 novembre 2007 | « Pourquoi le groupe de M. Castonguay ne rencontre-t-il pas la population sur un sujet aussi important, lorsqu'on sait qu'il est absolument inacceptable de traiter du système de santé derrière des portes closes. » Françoise David, porte-parole de Québec solidaire, Le Devoir, 5 novembre 2007 |
« Ce n'est pas en se tournant vers le privé que nous allons régler nos problèmes de pénurie de personnel dans le réseau public. » Gaétan Châteauneuf, président du Conseil central du Montréal métropolitain, La Presse, 4 novembre 2007 | « [...] Les problèmes d'accès aux soins de santé ne seront pas réglés en transférant les infirmières et les médecins du public vers le privé. La privatisation ne multiplie pas les personnes œuvrant dans le réseau. Il est tout à fait inadmissible de profiter de la pénurie de personnel pour faire avancer la cause du privé. » Gilles Dubuc, président du Conseil central du Cœur-du-Québec, article de Nancy Massicotte, publié dans Le Nouvelliste, 25 octobre 2007 |
« Le gouvernement laisse la population s'exprimer sur les accommodements raisonnables mais l'avenir du réseau de la santé se joue en coulisses. On ne s'offusque pas de la forme mais on veut que le débat se fasse publiquement. Il n'y a pas encore eu de véritable débat sur ce que veut la population du Québec en santé. Il faut être sérieux! C'est une grande partie de l'avenir du patrimoine collectif du Québec qui est en jeu. On veut avoir l'heure juste et que le gouvernement mette le débat sur la scène publique. » Louis Roy, vice-président CSN, Le Progrès-Écho de Rimouski, 25 octobre 2007 | « La cohabitation du public et du privé ne fait pas disparaître par magie les listes d'attente. La preuve : des pays comme l'Australie et le Royaume-Uni se retrouvent eux aussi avec des délais d'intervention, même si les deux systèmes coexistent. » - Brigitte Breton, éditorialiste, Le Soleil, éditorial du 18 octobre 2007 |
« Même lorsqu’il était ministre de la Santé lors de l’introduction du système de santé public en 1970, M. Castonguay prônait un système à deux vitesses. La population et le gouvernement de l’époque avaient dit non à ce modèle. Depuis, Claude Castonguay a été l’homme de l’industrie de l’assurance privée. À qui pourrait profiter le virage vers une privatisation des soins de santé ? Poser la question, c’est y répondre. » - Jean Lacharité, président du Conseil central de l’Estrie, article de Gilles Fisette, publié dans La Tribune, 6 octobre 2007 | « Il est important que la population se prononce et que ça ne se discute pas seulement dans les officines gouvernementales. Il n’y aura pas d’audiences publiques. C’est bien dommage, surtout qu’on connaît les idées de M. Castonguay. » - Claude Béland, président du Mouvement démocratique et citoyenneté du Québec, Le Devoir, 24 septembre 2007 |
« C'est effrayant. C'est idéologiquement aligné à mort sur le moins de gouvernement possible et la loi du marché. » - Henri Massé, président de la FTQ, Le Soleil, 13 septembre 2007 | « Nous avons toujours dénoncé le fait que M. Castonguay n'a pas l'indépendance (d'esprit) nécessaire. [...] Si le gouvernement avait voulu (arriver avec une réflexion originale sur le financement), il aurait pu faire autrement que de nommer un homme qui a défendu par le passé l'idée d'imposer un ticket modérateur en santé et de lever les cloisons face au privé. » - Louise Chabot, première vice-présidente à la CSQ, Le Soleil, 13 septembre 2007 |
